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Allier: l'enfant porté disparu n'a jamais existé, ses parents non plus

Détail d'un véhicule de police. (Illustration)

Détail d'un véhicule de police. (Illustration) - -

Canular de mauvais goût, volonté d'attirer l'attention ou vengeance? La police n'a pas encore cerné les mobiles qui ont poussé une femme à inventer la disparition de son soi-disant neveu, un petit garçon imaginaire du nom de Chayson, censé avoir deux ans et demi.

Les enquêteurs du commissariat de Moulins et du SRPJ de Clermont-Ferrand avaient vu juste: Chayson, deux ans et demi, n'a jamais été enlevé. Vendredi, une femme avait pourtant alerté la police de l'inquiétante disparition de son jeune neveu. Mais après cinq jours d'infructueuses recherches, il apparaît que cette histoire n'était que pure invention, révèle jeudi Le Figaro. Et pour cause, Chayson n'a jamais existé.

Dénonciation de crime imaginaire

Pour "dénonciation de crime imaginaire", un délit qui fait encourir à ses auteurs jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7.500 euros d'amende, cette habitante de l'Allier a été entendue avec sa fille et un cousin de celle-ci, tous deux mineurs.

Les enquêteurs ont assez rapidement douté de la véracité des différents témoignages, repérant des incohérences et quelques "coïncidences" assez commodes pour maintenir le suspense. Ainsi, les parents du jeune Chayson étaient censés être séparés... et injoignables.

Facebook comme levier du canular

La page Facebook consacrée à "la disparition", qui a servi à faire monter cette histoire, et qui a perduré pendant quelques mois, ne manquait pas de sel. A l'aide de photos volées sur d'autres comptes du réseau social, elle avait notamment campé le personnage de Rayane Basinio, soi-disant père du garçonnet.

Quant à la motivation de cette femme, celle-ci reste pour l'instant floue. "On est en train de travailler sur les mobiles" a précisé le procureur de la République à Cusset, dans l'Allier, qui a émis deux hypothèses: "Soit c'est un problème psychologique, soit il y a des objectifs derrière, vengeance ou autre".

David Namias