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Ajaccio: les manifestations interdites dans le quartier des Jardins de l'Empereur

Des manifestations violentes ont visé une salle de prière musulmane d'Ajaccio vendredi.

Des manifestations violentes ont visé une salle de prière musulmane d'Ajaccio vendredi. - Pascal Pochard-Casabianca - AFP

Après les manifestations violentes de vendredi à Ajaccio, le préfet de Corse appelle à la fin des manifestations. Un arrêté pour interdire les rassemblements dans le quartier visé par des violences  a été publié dimanche.

Le préfet de Corse, Christophe Mirmand, a obtenu samedi soir l'arrêt du mouvement intervenu après l'agression de deux policiers et d'un policier la nuit de Noël. Il a demandé samedi aux manifestants, qui ont défilé à deux reprises dans le quartier populaire d'Ajaccio l'agression avait eu lieu de cesser les manifestations. 

"J'ai reçu une délégation pour leur demander de cesser ces mouvements et cette démonstration qui donne un image désastreuse de la Corse", a déclaré Christophe Mirmand au cours d'un point presse à l'issue d'une rencontre avec des manifestants. Ces derniers se sont dit satisfaits des engagements du représentant de l'Etat, qui a déclaré que "des policiers seraient présents dans tous les quartiers", ont-ils dit.

Ne pas "se faire justice soi-même"

Sur BFMTV, le préfet de Corse a indiqué qu'il allait prendre un arrêté préfectoral pour interdire les manifestations "dans le périmètre des Jardins de l'Empereur afin d'y rétablir la sérénité qui a manqué ces derniers temps". Un arrêté publié dimanche. Le préfet a souligné que les manifestations empêchaient les autorités de poursuivre leur enquête pour identifier les auteurs des violences contre les pompiers et ceux ayant visé une salle de prière. "Il n'appartient à personne de se faire justice soi-même", a-t-il déclaré ajoutant qu'il y aura "un dispositif dans le quartier des Jardins de l'Empereur pour y assurer une surveillance". Le préfet a regretté "l'image désastreuse" de la Corse véhiculée par les violences. 

Lors du premier rassemblement vendredi, une salle de prière musulmane avait été saccagée dans un quartier d'Ajaccio. Samedi, une nouvelle manifestation s'est déroulée dans le calme cette fois. Les manifestants ont dénoncé le guet-apens organisé contre les pompiers qui avaient été agressés jeudi soir. L'ensemble de ces actes ont été unanimement condamnés. Manuel Valls a notamment dénoncé une "agression intolérable des pompiers" et "une profanation inacceptable d'un lieu de prière musulman". 

C. B avec AFP