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Ajaccio: 5 personnes interpellées après le saccage d'une salle de prière musulmane

La salle de prière musulmane à Ajaccio a été saccagée le 25 décembre dernier.

La salle de prière musulmane à Ajaccio a été saccagée le 25 décembre dernier. - AFP

Le 25 décembre dernier, une salle de prière musulmane avait été saccagée par des manifestants rassemblés après l'agression de deux pompiers et un policier lors d'une intervention dans un quartier d'Ajaccio.

La Corse s'était enflammée en décembre dernier. Cinq personnes ont été interpellées mardi à Ajaccio dans le cadre de l'enquête sur le saccage d'une salle de prière musulmane de la ville le 25 décembre dernier. Cet incident était intervenu au lendemain de l'agression de deux pompiers et d'un policier lors d'une intervention dans un autre quartier d'Ajaccio, provoquant une série de tensions.

Les cinq individus interpellés sont âgés "de 24 à 30 ans", a indiqué le procureur de la République. "Ils ne sont pas connus des milieux judiciaires et sont soupçonnés d'appartenir à la mouvance islamophobe, sans pour autant être rattachés à un parti politique", poursuit Eric Bouillard. Toujours selon le procureur, il existe contre les suspects, "à ce stade, des éléments concordants". Des perquisitions doivent être pour en savoir plus dans cette enquête ouverte pour "dégradations en réunion".

Des exemplaires du Coran détériorés

Le 25 décembre dernier, en marge d'une manifestation devant la préfecture de Corse-du-Sud, environ 250 à 300 manifestants avaient pris la direction du quartier des Jardins de l'Empereur. Lors de cette soirée, un groupe d'individus s'en était pris à la salle de prière situé à l'entrée du quartier Saint-Jean. Outre le saccage des lieux, quelques exemplaires du Coran avaient été détériorés et un restaurant Kebab avait également été pris pour cible. Les autorités avaient immédiatement condamné ces faits les qualifiant de "profanation inacceptable".

La veille, lors d'une intervention pour éteindre un feu, allumé pour les attirer, deux pompiers et un policier avaient été blessés par des jets de projectiles lancés à leur arrivée, dans cette zone réputée sensible de 1.700 habitants répartis dans environ 500 logements. Concernant ce dossier, cinq personnes ont été mises en examen depuis décembre. Toutes doivent comparaître prochainement devant le tribunal correctionnel. 

J.C. avec agences