BFMTV

Agression homophobe à Rouen: deux personnes en garde à vue

Deux personnes ont été placées en garde à vue.

Deux personnes ont été placées en garde à vue. - AFP

Lundi, deux personnes ont été placées en garde à vue à Rouen, dans le cadre de l'enquête sur l'agression homophobe de Rouen.

Deux personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête ouverte pour agression homophobe à Rouen, le 25 octobre, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Rouen.

"Il a été procédé à deux interpellations hier après-midi (lundi, NDLR) aux fins de placement en garde à vue", a indiqué Pascal Prache, procureur de la République de Rouen. 

10 jours d'ITT

Une enquête a été ouverte le 29 octobre pour agression homophobe, séquestration et extorsion. La victime présumée est un homme de 34 ans qui s'est vu prescrire 10 jours d'ITT et a porté plainte contre X. 

Selon une source proche de l'enquête, l'homme a expliqué avoir été "frappé à de très nombreuses reprises, avec de nombreuses insultes homophobes" après être "monté volontairement dans une voiture à la sortie d'une boîte de nuit rouennaise". 

Selon le récit fait aux enquêteurs, les agresseurs sont parvenus à lui dérober 800 euros. La victime est ensuite parvenue à prendre la fuite en profitant du sas de sortie d'une banque où il était entré pour aller retirer de l'argent au guichet sur demande de ses agresseurs. 

Rassemblement

Près de 800 personnes s'étaient rassemblées samedi sur le pont Pierre-Corneille à Rouen pour dénoncer les actes homophobes. "Les violences homophobes doivent être une préoccupation pour notre société toute entière. Elles sont indignes de la France. Des mesures concrètes seront annoncées mais ne sauraient remplacer l'humanité et la tolérance qui sont au coeur de notre culture", avait tweeté le 29 octobre le chef de l'État Emmanuel Macron, sans préciser le contenu de ces mesures à venir.

Selon le dernier rapport de l'association SOS Homophobie, qui s'appuie sur l'enquête annuelle "Cadre de vie et sécurité" de l'Insee, "seulement 4% des victimes d'insultes LGBTphobes déposent effectivement plainte".

B.L. avec AFP