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Agression dans un TER à Cannes: sept adolescents interpellés

Un groupe d'adolescents a agressé des passagers dans un TER reliant Vintimille à Grasse

Un groupe d'adolescents a agressé des passagers dans un TER reliant Vintimille à Grasse - BFMTV

Sept adolescents ont été interpellés après l'agression samedi soir de passagers dans un train en gare de Cannes-Ranguin, dans les Alpes-Maritimes. Ils ont été placés en garde à vue ce mercredi.

Sept adolescents ont été interpellés ce mercredi après un incident samedi à bord d'un train régional dont des passagers ont été frappés et aspergés de gaz lacrymogène en gare de Cannes-Ranguin, dans les Alpes-Maritimes.

"On a sept jeunes en garde à vue, des mineurs de 14 à 17 ans, originaires du quartier de Cannes La Bocca", a précisé une source proche du dossier à l'AFP.

"Il n'y a eu aucun vol"

Tous ne sont peut-être pas directement en cause dans l'incident qui a eu un grand retentissement politique local et a conduit la préfecture des Alpes-Maritimes à annoncer des mesures de sécurité supplémentaires lundi.

"Il y a eu un rapprochement hâtif avec des agressions style attaque de diligence pour dépouiller les passagers comme il s'en produit en région parisienne, mais il n'y a eu aucun vol", selon la même source.

Une "agression barbare"

A ce stade, les faits n'ont pas été encore complètement établis. Le train reliait la ville italienne de Vintimille à Grasse. Les caméras de vidéosurveillance montrent que des jeunes sont montés dans la rame, ont utilisé une bombe lacrymogène pour asperger des voyageurs et en ont frappé certains. Une plainte a été déposée par un passager. 

Eric Ciotti, député et président du conseil départemental des Alpes-Maritimes a vivement réagi. Dans un communiqué, il a jugé que cette "agression barbare" intervenait dans un contexte "d'affaissement de la justice des mineurs". Il avait également souhaité que "ces actes inacceptables (soient) sanctionnés avec la plus grande sévérité par la Justice."

Christian Estrosi, le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, a également condamné l'incident, le qualifiant de "guérilla urbaine", commis par "une bande de voyous", et dénonçant la "faiblesse de l'État".

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP