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Agression à Champigny-sur-Marne: un des interpellés avoue avoir frappé une policière

Une policière avait été isolée et violemment frappée lors d'une intervention à Champigny-sur-Marne le 31 décembre.

Une policière avait été isolée et violemment frappée lors d'une intervention à Champigny-sur-Marne le 31 décembre. - Capture BFMTV

Deux policiers ont été agressés le 31 décembre dernier par plusieurs individus alors qu'ils intervenaient en marge d'une soirée privée qui avait dégénéré. Après quatre mois d'enquête, quatorze personnes ont été placées en garde à vue mardi.

Les langues se délient peu à peu dans l'enquête sur l'agression de deux policiers le soir du 31 décembre dernier à Champigny-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Une des personnes interpellées mardi a avoué, lors de sa garde à vue, avoir frappé un des deux fonctionnaires lors d'une intervention en marge d'une soirée privée qui avait dégénérée la nuit de la Saint-Sylvestre, selon nos informations.

Mardi, 14 personnes, âgées de 16 à 20 ans, ont été interpellées en Ile-de-France et dans l'Eure, puis placées en garde à vue pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique avec une interruption de travail supérieure à huit jours". Parmi eux, plusieurs individus ont reconnu avoir porté des coups contre les policiers. L'un d'eux a expliqué avoir brûlé ses propres vêtements pour ne pas être identifié. Dans leur récit, certains ont livré des noms. Par ailleurs, selon les informations de BFM Paris, deux des auteurs présumés des coups portés aux policiers sont des sportifs de haut-niveau scolarisés à l’école du CREPS 92 à Châtenay-Malabry.

Quatre mois d'enquête

Cette vague d'interpellations est le fruit de quatre mois d'enquête menée par la Sûreté départementale du Val-de-Marne et par l'Office central de lutte contre la cybercriminalité. Les visages des agresseurs présumés ont été isolés sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux et certains vêtements ont été identifiés afin de les retrouver en perquisition. Les gardes à vue, prolongées mardi soir, doivent s'achever jeudi matin. Ils devraient être déferrés à l'issue de leur audition.

Le 31 décembre dernier, les policiers avaient été appelés après que des individus avaient tenté de s'imposer sans y être invités dans une soirée privée, qui se déroulait dans un entrepôt. A leur arrivée, les fonctionnaires de police avaient été violemment pris à partie par un groupe d'individus. Une policière avait été isolée de ses collègues et jetée au sol, avant de recevoir une pluie de coups de pied. Son capitaine avait subi le même sort avant de sortir son arme, ce qui avait eu un effet dissuasif. Les deux policiers avaient écopé de sept et huit jours d'ITT.

J.C. avec Raphaël Maillochon