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Affaire Tapie: un des juges du tribunal arbitral en garde à vue

Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 dans le cadre du litige avec le Crédit Lyonnais portant sur la cession d'Adidas, a été placé en garde à vue depuis lundi matin. /Photo d'ar

Pierre Estoup, l'un des trois juges du tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 dans le cadre du litige avec le Crédit Lyonnais portant sur la cession d'Adidas, a été placé en garde à vue depuis lundi matin. /Photo d'ar - -

PARIS (Reuters) - L'un des trois juges du tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 dans le cadre du litige avec...

PARIS (Reuters) - L'un des trois juges du tribunal arbitral qui a octroyé 403 millions d'euros à Bernard Tapie en 2008 dans le cadre du litige avec le Crédit Lyonnais portant sur la cession d'Adidas, a été placé en garde à vue, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Le magistrat Pierre Estoup est en garde à vue depuis lundi matin, a précisé cette source, confirmant une information de Mediapart.

Le trio-arbitral était composé de Pierre Estoup, premier président honoraire de la cour d'appel de Versailles à l'époque, d'un ex-président du Conseil constitutionnel, Pierre Mazeaud, et de l'avocat Jean-Denis Bredin.

Trois juges du pôle financier parisien, Serge Tournaire, Guillaume Daïeff et Claire Thépaut, conduisent depuis septembre 2012 une information judiciaire pour "usage abusif de pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du Consortium de réalisation (CDR).

Cette structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite a été condamnée en juillet 2008 par le tribunal arbitral à verser à Bernard Tapie 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d'euros avec les intérêts).

L'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui avait choisi en 2007 de solder par un arbitrage privé le litige judiciaire, a été entendue jeudi et vendredi par la Cour de justice de la République. Elle a été placée sous le statut de témoin assisté.

Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse

dossier :

Affaire Tapie