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Affaire Sarah Halimi: le suspect accessible à une sanction pénale 

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- - Capture d'écran LCI

Le suspect du meurtre d'une femme juive en avril à Paris, Sarah Halimi, dont la mort par défenestration le 4 avril 2017 avait suscité une vive émotion, est accessible à une sanction pénale, selon le rapport d'expertise psychiatrique, a-t-on appris ce mercredi de sources proches du dossier.

Le discernement du suspect, le voisin musulman de la victime, était altéré mais pas aboli au moment des faits, a estimé l'expert dans ses conclusions, selon ces sources, confirmant une information du Figaro.

Dans ce genre d'affaire, si l'abolition du discernement est retenue par la justice, cela signifie la fin des poursuites pénales. 

"Une bouffée délirante aïgue"

Sous l'effet d'une forte consommation de cannabis, Kobili Traoré, 27 ans, était pris d'une "bouffée délirante aïgue" mais ce trouble psychotique, selon l'expert, n'est "pas incompatible avec une dimension antisémite" du crime, qualification pas retenue à ce jour dans la procédure.

L'examen, réalisé par le docteur Daniel Zaguri, révèle que cette bouffée délirante est "notamment caractérisée par un délire persécutif polymorphe, à thématique mystique et démonopathique" (c'est-à-dire liée aux démons).

Si l'enquête n'a pas établi l'antisémitisme du suspect, l'expert fait l'hypothèse que "dans le bouleversement délirant, le simple préjugé ou la représentation banale partagée se sont transformées en conviction absolue".

S.Z avec AFP