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Affaire Kulik: la demande de remise en liberté de Willy Bardon rejetée en appel

Willy Bardon devant le tribunal d'Amiens pour l'ouverture de son procès en première instance, le 21 novembre 2019

Willy Bardon devant le tribunal d'Amiens pour l'ouverture de son procès en première instance, le 21 novembre 2019 - DENIS CHARLET

Willy Bardon, condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire Elodie Kulik, a vu une nouvelle demande de remise en liberté rejetée.

Condamné à 30 ans de réclusion criminelle dans l'affaire Kulik, Willy Bardon a vu une nouvelle demande de remise en liberté rejetée vendredi par la chambre d'instruction de la cour d'appel de Douai dans le Nord, a-t-on appris auprès du parquet général.

"La demande de mise en liberté de Willy Bardon a été rejetée", a indiqué le parquet général à l'AFP.

30 ans de réclusion criminelle

Le 6 décembre, à l'issue de 13 jours d'audience, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de la Somme pour enlèvement et séquestration suivis de mort et le viol d'Elodie Kulik.

Les jurés avaient suivi les réquisitions de l'avocate générale, allant même au-delà en condamnant l'accusé pour viol. Mais ils l'ont acquitté du chef de "meurtre".

Quelques secondes après l'énoncé du verdict, Willy Bardon, qui comparaissait libre, avait tenté de se suicider en ingurgitant du Témik, un pesticide, puis avait été placé en réanimation.

Une jeune femme violée, étranglée et brûlée

Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans avait été enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Quentin dans l'Aisne. Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, un enregistrement glaçant de 26 secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier.

Si la participation de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont on avait retrouvé l'ADN sur la scène du crime en 2012, est "indéniable", les deux hommes entendus sur l'enregistrement "font forcément partie de ses ravisseurs" et "le seul proche" qui est "reconnu sur la bande" par plusieurs témoins est Willy Bardon, avait déclaré l'avocate générale Anne-Laure Sandretto.

"M. Kulik, je suis innocent, je vous jure je n'y étais pas!", avait lancé Willy Bardon, des larmes dans la voix, après les plaidoiries de ses avocats qui ont fait appel du verdict et ont demandé le dépaysement de l'affaire.

Mélanie Bertrand, Ambre Lepoivre, Jeanne Bulant avec AFP