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Affaire Kalinka: l'Allemand Krombach est rejugé

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Arrivé en chaise roulante à l'ouverture de son nouveau procès, mardi, Dieter Krombach, aujourd'hui âgé de 77 ans, est rejugé pour le meurtre de sa belle-fille.

Après une traque de trente ans et une première condamnation en octobre 2011, Dieter Krombach est de retour devant la justice française.

Il comparaît lors de son procès en appel pour le meurtre de sa belle-fille Kalinka en 1982, qui a débuté mardi devant les assises de Créteil.

Arrivé jusqu'au box en chaise roulante, Dieter Krombach, dont les problèmes de santé avaient émaillé les audiences de première instance, a rejoint son banc d'une démarche mal assurée.

Une mort inexpliquée

"Bonjour M. Krombach !", lui a lancé le président Hervé Stephan avant de lui faire décliner son identité et de procéder au tirage des jurés qui siégeront jusqu'au 14 décembre.

Dieter Krombach est rejugé pour un meurtre qu'il a toujours nié et qui a lui valu 15 ans de prison en première instance, en octobre 2011.

Kalinka a été retrouvée morte dans son lit, au domicile de son beau-père où elle vivait avec sa mère, à Lindau, près du lac de Constance, le 10 juillet 1982. Elle avait 14 ans, était en parfaite santé et l'autopsie a conclu à une mort inexpliquée.

Au procès devant les assises de Paris, les experts se sont rejoints sur l'hypothèse d'une asphyxie due à une régurgitation de substances alimentaires mais sans pouvoir déterminer avec certitude ce qui avait provoqué ce phénomène.

Une traque de 30 ans

La cour avait choisi de condamner Dieter Krombach pour violences physiques volontaires sur Kalinka, motivées par son attirance sexuelle pour l'adolescente, et ayant entraîné sa mort, non intentionnelle.

Jugé pour meutre, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité si la cour le reconnaît coupable d'avoir volontairement tué la jeune fille mineure.

Trente ans après les faits, André Bamberski a confié aborder le procès "tranquillisé", même si la défense de Krombach entend batailler pour obtenir le renvoi d'une audience qu'elle juge dictée par un "pistolet émotionnel".

Le mystère de la mort de Kalinka se double d'un imbroglio judiciaire franco-allemand. La justice outre-Rhin a blanchi le médecin tandis que la France l'a poursuivi et même condamné en son absence en 1995.

Las d'attendre l'exécution de la condamnation, André Bamberski a fait enlever le médecin le 17 octobre 2009 à son domicile de Scheidegg (Allemagne) par des hommes de main qui l'ont abandonné, ligoté, à Mulhouse, le livrant à la justice française.