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Affaire Griveaux: Juan Branco dit n'avoir découvert les vidéos intimes qu'au début du mois de février

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Juan Branco, le jeune avocat dessaisi du dossier de Piotr Pavlenski dans l'affaire des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, affirme n'avoir découvert ces images à caractère sexuel que début février. Sur BFMTV ce vendredi, il assure également n'avoir joué qu'un rôle de conseil juridique auprès de l'artiste russe.

L'avocat Juan Branco, qui affirmait représenter Piotr Pavlenski et sa compagne dans l'affaire Griveaux avant d'être dessaisi du dossier par le parquet de Paris, affirme à BFMTV n'avoir découvert les vidéos intimes de l'ex-candidat aux municipales à Paris qu'au début du mois de février.

Une version des faits qui contredit celle de l'écrivaine Zoé Sagan, qui affirmait le 16 janvier 2020 sur son compte Twitter que Juan Branco lui avait "envoyé" le lien de cette vidéo, comme le rapportait Checknews lundi. Une publication aujourd'hui supprimée, mais qui était accompagnée d'un lien vers le site "Porno politique" créé par Piotr Pavlenski.

À notre micro ce vendredi soir, le jeune avocat d'extrême-gauche raconte avoir rencontré l'artiste russe en décembre 2019. Très vite, l'artiste russe va lui faire part de son grand projet, et lui demander de le représenter devant la justice.

"Qui ne rêverait pas d'être l'avocat de Piotr Pavlenski?

"Quand Piotr Pavlenski m'a approché en me disant: 'je vais bientôt faire une grande action. Est-ce que tu accepterais, potentiellement, de me défendre? Je me suis dit: 'Bah bien-sûr!", raconte Juan Branco, avant de demander: "Qui ne rêverait pas d'être l'avocat de Piotr Pavlenski? Alors qu'il s'est toujours engagé jusqu'ici sur des questions très politiques, très exigeantes, très pointues?'".

Sur BFMTV, Juan Branco assure n'avoir eu qu'un rôle de conseil juridique auprès de l'activiste russe Piotr Pavlenski, l'homme qui affirme être à l'origine de la diffusion des vidéos à caractère sexuel.

Il explique: "Je n'ai pas voulu regarder l'ensemble des vidéos, et j'ai donc eu un aperçu des vidéos mais je n'ai pas voulu savoir... Mais donc, à un moment quand il m'a montré ça, je lui ai dit: 'Écoute Piotr, ça risque de te mettre dans telle situation juridique'". Les vidéos, avant qu'elles ne soient rendues publiques, "je ne les ai même pas vu", répète encore l'avocat. "Il m'a expliqué ce que c'était, m'a montré comme ça, rapidement. Et c'est là que j'ai commencé mon conseil d'avocat", explique-t-il. 

Par ailleurs, l'avocat connu pour être proche du mouvement des gilets jaunes confie sur BFMTV: "ne pas considérer que tous les coups (soient) permis" en politique. Présent devant le porte-parolat du gouvernement le jour où des gilets jaunes ont défoncé le portail du ministère, il défend: "J'ai considéré que les moyens utilisés par le pouvoir étaient tellement délirant, qu'ils fallait que ces gens-là se protègent. J'ai considéré que les gilets jaunes devaient jouer le rapport de force".

Jeanne Bulant