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Affaire Grégory: 33 ans plus tard, les parents du petit garçon espèrent encore découvrir la vérité

Près de 33 ans après la découverte du corps de Grégory Villemin dans la Vologne, cinq personnes ont été entendues mercredi par les gendarmes. Trois d'entre elles sont toujours en garde à vue ce jeudi alors que la vérité sur cette affaire criminelle n'a jamais été révélée.

Trente-trois ans qu'ils attendent de connaître la vérité sur la mort de leur petit garçon en 1984. Jean-Marie et Christine Villemin, les parents du petit Grégory, dont le corps avait été découvert dans la rivière Vologne, dans les Vosges, ne désespèrent pas de connaître un jour l'épilogue de ce crime qui a bouleversé leur vie. "Nous sommes à 33 ans de ce qui a été une tragédie pour eux", explique Me Marie-Christine Chastant-Morand sur notre antenne. 33 ans plus tard, "ils espèrent encore et toujours."

Leur avocate ajoute: "Jamais ils n’ont désespéré de voir évoluer cette affaire dans le sens de la vérité qu’ils attendent avec intensité."

Une affaire "intrafamiliale"

Mercredi, le couple Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory, ainsi que la tante par alliance de l'enfant ont été placés en garde à vue par les gendarmes. Les grands-parents paternels, Monique et Albert Villemin, ont été entendus comme témoins. "On sait depuis le début que le cœur de l’affaire est intrafamilial", insiste l'avocate, pas surprise de ces interpellations, mais qui préfère rester "prudente".

Jean-Marie et Christine Villemin avait demandé en 2008 à ce que l'information judiciaire sur la mort de leur fils soit rouverte. "C’est une affaire qui normalement aurait pu ou dû se résoudre très rapidement", déplore Me Marie-Christine Chastant-Morand, qui explique avoir basé cette demande sur "l’évolution de la science". Les parents de Grégory espéraient alors que l'ADN retrouvé sur certains scellés parlerait.

Si ces scellés n'ont pas révélés de secret, l'enquête a été relancée sur la base d'éléments graphologiques et de comparaisons d'écriture révélant un intérêt nouveau pour des documents qui se trouvaient dans le dossier. Grâce, notamment, au logiciel AnaCrim, les enquêteurs ont pu recouper, comparer, analyser l'ensemble des indices qu'ils ont à leur disposition.

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- © Emeline Gaube / BFMTV.com
Justine Chevalier