BFMTV

Affaire de pédophilie dans la Nièvre: une mère mise en examen dément sur BFMTV tout attouchement

Deux couples de parents et quatre de leurs amis ont été interpellés la semaine dernière et mis en examen pour viols et agressions sexuelles sur quatre enfants. Ce mercredi soir sur notre antenne, la mère d'une des victimes nie les accusations d'attouchements.

"Je n'ai rien fait, mes enfants allaient bien" assure ce mercredi sur notre antenne l'une des huit suspects mis en examen dans l'affaire de viols et agressions sexuelles qui a éclaté dans la Nièvre la semaine dernière. Quatre petits garçons, issus de deux fratries différentes, auraient été abusés sexuellement par leurs parents, un troisième couple et deux hommes célibataires faisant partie de leurs amis, alors que le plus jeunes des enfants n'avait qu'un an. 

"J'ai la conscience tranquille"

A l'issue d'une garde à vue débutée le 7 novembre dernier, cinq hommes ont été écroués tandis que trois femmes ont été placées sous contrôle judiciaire. L'une d'elles, qui a témoigné ce mercredi en fin de journée sur notre antenne, visage flouté, rejette toute implication dans cette affaire.

"Il n'y a pas eu d'attouchement, une petite fessée de temps en temps mais c'est tout. J'ai la conscience tranquille", assure-t-elle.

Ses enfants lui ont été retirés par les services sociaux mais, se défend-elle, c'était "bien avant cette affaire. C'était pour des questions de logement insalubre et les 'on-dit'", affirme la mère de deux des victimes. Quant aux autres mis en cause, "ce ne sont pas des amis proches, on les voyait tous les jours au début et puis de moins en moins". 

Soupçons de maltraitance

Les huit individus sont soupçonnés de "viols aggravés sur mineurs de moins de 15 ans, pour certains avec un caractère incestueux", "d'agressions sexuelles avec les mêmes circonstances aggravantes", de "corruption de mineurs", de "violences aggravées" ou encore de "privation d'aliments", a indiqué le vice-procureur de Nevers, Paul-Édouard Lallois.

Selon le magistrat, "la genèse du dossier, ce sont les premiers signalements faisant état de carences éducatives, combinées à des soupçons de maltraitance". "Une fois que les enfants se sont trouvés dans un milieu protégé, ils ont commencé à mettre des mots sur ce qu'ils ont subi", a-t-il ajouté. Ils ont tous les quatre été placés, les fratries séparées mais restant proche géographiquement de façon à maintenir le lien. 

Ambre Lepoivre