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A Paris, très forte hausse des cambriolages dans les commerces

Bruno Le Maire lors de la conférence sur le déconfinement

Bruno Le Maire lors de la conférence sur le déconfinement - -

Les commerces sont particulièrement ciblés par les cambrioleurs à Paris depuis le début du confinement.

Les cambriolages dans les "établissements commerciaux et sociétés" ont bondi de plus de 50% au premier trimestre 2020, par rapport à 2019, selon les derniers chiffres communiqués jeudi soir par la préfecture de police aux élus parisiens, et que l'AFP s'est procuré.

Les cambriolages des sociétés ont atteint 1114 au premier trimestre de l'année, incluant la période de confinement entamée en France le 17 mars, contre 714 en 2019, soit une hausse de 56%.

"Les pharmacies ont beaucoup été cambriolées", relève auprès de l'AFP un responsable de la mairie de Paris, "pour voler des denrées rares comme les masques ou certains médicaments, mais aussi parce que les pharmacies sont les rares commerces ouverts et, donc à avoir du cash". 

Les particuliers moins ciblés

Les cambriolages de résidences principales ont baissé (3.160 en 2020 contre 3.224 au premier trimestre 2019, soit une baisse de 1,99%), selon les données de la préfecture de police. Mais, "on craint qu'ils soient largement sous estimés", relève la source de l'Hôtel de Ville. "Il y a des personnes qui ont quitté Paris, et qui n'ont pas constaté s'ils avaient eu un cambriolage ou non."

Les violences physiques, crapuleuses ou non, sont elles aussi en baisse, comme les vols d'automobiles, vols à la roulotte, destructions, dégradations et incendies volontaires, d'après le document. Les violences sexuelles ont également baissé s'établissant à 679 contre 706, l'an passé à la même période, soit -3,82%.

Dans un courrier adressé la semaine dernière au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, a demandé de déployer davantage de policiers dans le nord-est de la capitale où la délinquance persisterait en dépit du confinement.

Les attroupements générés par l'ouverture de commerces où l'alcool est en vente, les cambriolages et la persistance des trafics de stupéfiants sont les trois principaux motifs d'inquiétude soulevés par l'Hôtel de Ville dans son courrier. 

CB avec AFP