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7 membres de l'ultra gauche, soupçonnés de préparer un projet violent, déférés au parquet anti-terroriste

L'homme a été interpellé par la DGSI.

L'homme a été interpellé par la DGSI. - AFP

INFO BFMTV - Sept personnes ont été déférées devant le parquet national antiterroriste ce vendredi. Issues de la mouvance ultra gauche, elles sont soupçonnées d'avoir projeté une action violente.

Neuf personnes, âgées d'une trentaine d'années, ont été interpellées mardi dernier à Vitry-sur-Seine, en région parisienne, à Toulouse et à Cubjac, en Dordogne par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), soupçonnées de préparer une action violente.

Il y a plusieurs mois, une enquête a été ouverte par le parquet national antiterroriste sur un éventuel projet de passage à l'acte. Les investigations ont démontré que ces individus, issus de la mouvance ultra gauche, prévoyaient notamment de s'en prendre à des policiers. Le degré de préparation de leur projet reste toutefois à déterminer.

Des armes découvertes

Dans le camion appartenant à l'un des individus interpellés les policiers ont découvert des produits servant à fabriquer du TATP, un explosif, des billes d'acier, mais aussi des armes, un fusil de chasse à canon scié, un revolver, un couteau et des munitions. Au domicile de l'un des autres suspects, du matériel de CRS comme des jambières, un casque, un bouclier de maintien de l'ordre, a été retrouvé.

Selon nos informations, ce camion appartenait à un certain Florian D., qui s'avère être l'un des suspects. Il s'agit d'un militant anarchiste autonome ayant combattu au Rojava, une enclave kurde en Syrie, aux côtés des kurdes. Il y a passé 10 mois avant de revenir en janvier 2018. Depuis, la police le soupçonne de constituer un groupe afin de mener des actions de guérilla en France.

Après trois jours de garde à vue, sept personnes, six hommes et une femme, ont été déférées ce vendredi pour être présentées à un juge anti-terroriste en vue d'une éventuelle mise en examen. Le parquet a déjà requis le placement en détention provisoire à l'encontre de certains des suspects. Les deux autres individus interpellés ont vu leur garde à vue levées.

Cécile Ollivier avec Justine Chevalier