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7 JOURS BFM - Claude Guéant raconte l’affaire Mohamed Merah

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur à l’époque, raconte les événements qui ont marqué l’affaire Merah.

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur à l’époque, raconte les événements qui ont marqué l’affaire Merah. - -

Le ministre de l’Intérieur, à l’époque où "le meurtrier à scooter" va faire sept victimes, revient sur les événements qui ont marqué le mois de mars 2012 en France.

"Le geste absolument insoutenable, qui est celui de Merah, qui se penche pour tuer une petite fille en lui mettant l’arme contre la tempe", les images de la vidéo d’une école juive de Toulouse attaquée par Mohamed Merah resteront à jamais gravées dans la mémoire de Claude Guéant. L’ancien ministre de l’Intérieur a bien voulu raconter à BFMTV le fil des événements qui mèneront à la mort de Mohamed Merah après un assaut d'une rare violence et de 32 heures d'un siège interminable, sous l'objectif des caméras du monde entier.

"Un meurtre comme il s'en produit 800 en France"

"Le 11 mars il s’agit d’un meurtre comme il s’en produit quelque 800 en France. C’est un fait divers, je n’en suis pas informé immédiatement. C’est une affaire judiciaire banale", explique Claude Guéant.

Mais l’affaire prend une toute autre tournure le 15 mars 2012 quand deux autres soldats sont tués selon un mode opératoire similaire à Montauban.

"L’affaire prend un relief vraiment énorme parce qu’on est obligé de faire le lien entre les deux agressions successives contre des militaires, détaille l’ancien ministre. Qu’à si peu de distance, entre Toulouse et Montauban, qu’il y ait des attentats contre des militaires appartenant à des unités de parachutistes ayant servi en Afghanistan, cela interpelle".

Laissé prospérer la piste de l'extrême droite

"Nous avons laissé prospérer la piste de l’extrême droite parce que cela nous arrangeait. Elle nous permettait d’approfondir la piste islamiste. Nous n’avons jamais menti en ne cachant jamais que nous avions d’autres éventualités", révèle-t-il.

Claude Guéant exprime, pour finir, des regrets sur le fait que le meurtrier n’a pas pu être pris vivant : "C’est lui qui avait voulu mourir, il l’avait déclaré d’ailleurs".

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