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En Bretagne, à Marseille... Des fêtes clandestines ont rassemblé plusieurs milliers de personnes pour le Nouvel an

Image d'illustration- Fête sauvage à Paris le 21 novembre 2020

Image d'illustration- Fête sauvage à Paris le 21 novembre 2020 - DAPHNE ROUSSEAU / AFP

Malgré les nombreuses recommandations en pleine épidémie de Covid-19, une rave party en Bretagne a réuni près de 2500 personnes, selon la préfecture

"Nous serons intransigeants sur les rassemblements non-autorisés et les fêtes sauvages", avait déclaré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, au sujet de la soirée du Nouvel an. Mais malgré les nombreuses recommandations du gouvernement, et le couvre-feu interdisant de sortir entre 20h et 6h, des violences urbaines et plusieurs fêtes clandestines ont été signalées dans la nuit de jeudi à vendredi.

Plus de 100.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour cette soirée.

Une rave party toujours en cours réunit 2500 personnes

Une rave party est allée jusqu'à réunir 2500 personnes dans la commune de Lieuron (Ille-et-Vilaine), installées dans un hangar, selon une source proche du dossier à BFMTV. Des gendarmes ont tenté d'empecher leur installation, mais ont été la cible de jets de projectiles. Trois agents ont même été blessés, et un véhicule de la gendarmerie incendié.

Des renforts ont été demandés pour déloger les fêtards qui sont "très déterminés", selon une source proche de l'enquête. L'intervention est délicate pour les forces de l'ordre, car il s'agit de ne pas mettre en danger les participants en évacuant, notamment en évitant les mouvements de foule. Une sorte de périmètre de sécurité a été installé de façon à ce que personne d'autre ne vienne s'agréger à cette fête.

D'autres fêtes évacuées

Une soirée clandestine organisée dans une salle des fêtes du 10e arrondissement de Marseille a réuni environ 300 personnes, selon nos informations. Environ 80 policiers sont intervenus vers 1h30 du matin pour évacuer les lieux. Là encore, les forces de l'ordre ont été prises à partie et deux individus ont été interpellés pour mise en danger de la vie d'autrui, un policier a été transporté à l'hôpital. 156 personnes ont été verbalisées, et l'organisateur a été placé en garde à vue pour mise en danger de la vie d'autrui.

Après un appel sur le réseau social Snapchat, plus d'une centaine d'individus se sont rassemblées dans un hangar désaffecté de la zone industrielle de Chelles (Seine-et-Marne). 116 personnes ont été verbalisées et 4 personnes ont été interpellées.

Une autre rave party a rassemblé 150 personnes sur un ancien site militaire dans la commune de Reding (Moselle). Quarante CRS sont venus renforcer les effectifs locaux, et l'évacuation s'est faite sous des jets de projectiles vers 2h du matin.

Des violences urbaines

Les incidents ont globalement été moins nombreux cette année. A Strasbourg, théâtre habituellement de nombreuses violences urbaines pour la Saint-Sylvestre, le bilan est moins grave que les années précédentes avec une soixantaine de véhicules brûlés, selon une source policière syndicale, et quelques interpellations. "La soirée sera sans concession", avait prévenu la préfète du Grand-Est et du Bas-Rhin Josiane Chevalier.

A Calais (Pas-de-Calais), deux policiers de la BAC ont été légèrement blessés à la suite de rassemblements d'individus équipés de mortiers dans le quartier Beau Marais. 60 CRS sont venus en renfort des équipages initiaux mais il n'y a pas eu d'interpellation et le calme est revenu vers 2h30.

Dans la cité des Aubiers à Bordeaux (Gironde), plusieurs individus ont d'abord détruit des abris bus et incendié un abri de chantier avant de saccager un bureau de poste. Lors de leur intervention, policiers, gendarmes et pompiers ont été pris à partie et ciblés par des tirs de mortier.

Mélanie Vecchio avec Salomé Vincendon