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Yoko Ono a toujours peur de l'assassin de John Lennon

Yoko Ono à ABC en 2013.

Yoko Ono à ABC en 2013. - Theo Wargo / Getty Images North America / AFP

Trente-cinq ans après la mort de John Lennon, Yoko Ono est revenue sur le meurtre de son compagnon. La veuve de l'ancien Beatles confie vivre depuis toujours dans la peur d'être assassinée.

Quelques jours après le rassemblement organisé au coeur de New York par Yoko Ono pour rendre hommage à John Lennon, celle-ci s'est confiée longuement au site américain Daily Beast. L'artiste japonaise est revenue à cette occasion sur l'assassinat de l'ancien Beatles, dont elle est a partagé la vie plus de douze ans.

Yoko Ono, 82 ans, a accepté d'évoquer la mort de John Lennon, abattu sous ses yeux par Mark David Chapman près de son appartement à Central Park le 8 décembre 1980. Trente-cinq ans après le drame, elle révèle vivre toujours dans la peur de l'assassin de son ami, condamné à la prison à perpétuité.

"Je fais très attention, je vis comme un animal traqué, comme un daim, avoue Yoko Ono. Que je sorte ou que je reste dans mon appartement, je reste toujours très prudente. C'est très difficile pour moi de penser à Chapman qui ne semble toujours pas avoir conscience d'avoir fait quelque chose de mal."

"J'ai eu beaucoup de chance de ne pas mourir avec John"

"À l'époque, j'aurais pu être tuée moi aussi. J'ai eu beaucoup de chance de ne pas mourir avec John. Si c'était arrivé, que serait-il advenu de Sean?", poursuit Yoko Ono en évoquant le fils né de son union avec l'ancien Beatles. Et d'ajouter au sujet de l'assassin de John Lennon:

"Il a tué une fois et il pourrait recommencer. Cela pourrait être moi, Sean ou n'importe qui."

Au cours de l'entretien, Yoko Ono a également expliqué pourquoi elle n'avait jamais quitté l'appartement qu'elle partageait à l'époque avec John Lennon: "On était là tous les jours, partageant chaque jour, chaque pièce. Jamais je ne partirai. Les bons souvenirs surpassent les mauvais. Il n'y a qu'un seul mauvais souvenir et il était terrible. Cela me semblerait tellement étrange de quitter cet appartement. Il y a tellement d'objets sur lesquels il a posé ses mains et que j'adore. Ce sont des petites choses qui sont importantes pour moi."

Fabien Morin