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Julien Lepers éreinte Samuel Etienne et la nouvelle version de QPUC dans un livre

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L'ancien animateur de France 3 a la rancune tenace, et dévoile dans un livre à paraître mercredi tous les détails de son licenciement surprise de Questions pour un champion en décembre 2015.

Julien Lepers n’a visiblement (toujours) pas digéré le fait d’avoir été évincé de France 3. Après avoir présenté pendant 28 ans le célèbre jeu télévisé Questions pour un champion, l’animateur de télévision en remet une couche sur son départ très médiatisé, dans un livre qui sera publié le 12 octobre, avec un titre à rallonge: Je suis un homme de télévision… Je suis 8.310 jours à l’animation de Questions pour un champion… Je suis licencié en 3 minutes après 28 ans de bonheur… Je suis… Je suis...

Le Figaro en a publié les bonnes feuilles ce vendredi 7 octobre, et on peut voir qu’il en voudra très longtemps aux dirigeants qui l’ont poussé dehors. Il vise surtout Dana Hastier, directrice des programmes de France 3, et lui reproche de lui avoir demandé de faire comme si c'était lui qui avait voulu quitter QPUC.

Dans le livre, il raconte avec précision tous les détails de son licenciement, parce que “son” public doit “savoir la vérité”. Il en profite pour entrecouper le récit de son exclusion de quelques anecdotes sur sa jeunesse, sa carrière en radio à RMC et RTL, et ses projets futurs. Et n’oublie pas de critiquer la nouvelle version du jeu, et de viser, sans le nommer, son successeur: Samuel Etienne.

"Ils sont en chute libre"

Julien Lepers insinue ainsi que l’ancien présentateur du 12-13 exagère le niveau des audiences: "En plein mois de juillet 2016, une interview de mon remplaçant, qui sur Europe 1 explique qu’ils sont parvenus à stabiliser l’audience du jeu sur France 3 à 1,3 million de téléspectateurs alors qu’en réalité, ils sont en chute libre."

L'ancien animateur n’aurait également pas apprécié que Samuel Etienne commente les audiences du temps où il présentait QPUC: "(Il) a ajouté que depuis cinq ans les audiences du jeu étaient en baisse, ce qui est totalement faux. Car il faut tenir compte de la multiplication des chaines, près de trente chaines TNT aujourd’hui, et de la baisse chronique des audiences moyennes des grandes chaines hertziennes. Ne pas le faire relève de la malhonnêteté intellectuelle!".

Malgré tout, dans une interview au Figaro publiée en parallèle, il affirme que "la page est tournée" et qu'il a "bien compris qu'il fallait qu'il fasse autre chose". On n'a donc pas fini d'entendre le champion de la question dans le paysage médiatique.

James Abbott