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Le prince Harry critiqué après s'être rendu à un événement sur le changement climatique en jet privé

Le Prince Harry en juillet 2017 à Londres

Le Prince Harry en juillet 2017 à Londres - AFP

Le duc de Sussex est accusé d'hypocrisie et inconscience par de nombreux médias britanniques et organisations environnementales.

Le prince Harry sous le feu des critiques. Invité par Google à une convention sur le changement climatique, qui se tient chaque année en Sicile, le duc de Sussex est accusé d'hypocrisie et d'inconscience par de nombreux médias britanniques et organisations environnementales.

Car s'il a assisté à cet événement écolo et y a même donné un discours devant un public trié sur le volet (pieds nus, paraît-il), c'est en jet privé puis en hélicoptère, payés par Google, que l'époux de Meghan Markle s'est rendu sur l'île italienne, rapporte le DailyMail.

"Cela veut dire que son trajet a émis trois tonnes de carbone dans l'atmosphère, soit dix fois plus que s'il avait pris un vol commercial", indique le site. "Pour compenser seulement l'aller, Harry devrait planter environ 190 arbres", a estimé l'association Trees for the Future.

Une interview sur l'état de la planète et l'urgence climatique

Le prince Harry n'est pas le seul à être pointé du doigt, puisque une centaine de célébrités, hommes d'affaires et autres "gourous de la tech" ont assisté à l'événement - nécessitant pas moins de 114 jets et une flopée de yachts.

Mais ironie du sort, cette semaine sortait un extrait d'un entretien entre Harry et l'éthologue Jane Goodall, à paraître en septembre dans le Britsh Vogue. Le petit-fils de la reine Elizabeth y évoque l'état de la planète, et la manière dont la paternité a changé son regard sur l'urgence climatique.

"Nous devons rappeler à tout le monde que des choses se produisent aujourd'hui. Nous le vivons déjà (...) Ce qui est terrifiant", confie-t-il. "Je me suis toujours dit que nous empruntons cette planète. Et il est sûr (...) que nous devrions pouvoir laisser quelque chose de meilleur pour la prochaine génération."
Nawal Bonnefoy