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Pour Woody Allen, Donald Trump a relancé l'humour satirique aux États-Unis

Woody Allen et Donald Trump

Woody Allen et Donald Trump - Dimitrios Kambouris - Getty Images North America - AFP / Scott Olson - Getty - AFP

Le réalisateur new-yorkais estime que le mécontentement généré par le président américain a donné des ailes aux satiristes.

Le cinéaste américain Woody Allen a affirmé mardi que le président Donald Trump avait donné naissance au meilleur humour satirique depuis des années aux États-Unis.

"Il y a eu tant de critiques et tant de plaintes (envers l'administration Trump) que cela a généré l'humour satirique le plus créatif et le meilleur depuis des années aux États-Unis", a déclaré Woody Allen lors d'une conférence de presse à Saint-Sébastien dans le nord de l'Espagne, où il va tourner son prochain film.

Nouvelle comédie romantique en préparation

"Parfois, la tension nerveuse et les évènements difficiles font rire (les gens) plus facilement", a ajouté le cinéaste new-yorkais de 83 ans qui compte plus de 50 films à son actif.

"La comédie fonctionne pratiquement partout et en toutes circonstances, que le rire soit à gorge déployée ou nerveux", a encore dit Woody Allen. Le réalisateur de Manhattan et Match Point doit débuter mercredi le tournage d'une comédie romantique avec Christoph Waltz, Wally Shawn, Gina Gershon, Elena Anaya, Sergi Lopez et Louis Garrel, avec en toile de fond le festival de cinéma de la ville basque. 

Pas de retraite

Woody Allen a été rattrapé ces dernières années par les accusations d'abus sexuels lancées par sa fille adoptive Dylan Farrow et remontant à 1992 quand elle avait sept ans. Le cinéaste nie catégoriquement ces abus.

"Ma philosophie a toujours été que peu importe ce qui arrive, il faut rester concentré sur le travail et continuer à travailler, peu importe ce qui arrive dans la vie, avec la famille, les enfants, l'actualité, la politique...", a insisté Woody Allen alors que la presse lui demandait s'il avait pensé prendre sa retraite après la résurgence de ces accusations. "Je mourrai sûrement au milieu d'une prise, dans un set en faisant un film", a-t-il lancé.

Benjamin Pierret avec AFP