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Nadine Trintignant est "profondément blessée par l'interprétation" de ses propos sur Roman Polanski

Nadine Trintignant sur BFMTV, le 13 novembre 2019.

Nadine Trintignant sur BFMTV, le 13 novembre 2019. - BFMTV

La réalisatrice avait soutenu Roman Polanski la semaine dernière sur BFMTV. Elle se dit "blessée" par l'interprétation de sa déclaration.

Ses propos avaient suscité l'indignation. La réalisatrice Nadine Trintignant est revenue dans un communiqué sur ses déclarations sur Roman Polanski, faites sur le plateau de BFMTV le 13 novembre dernier.

"Nadine Trintignant, profondément blessée par l'interprétation des propos qu'elle a tenus à l'occasion de la sortie du film de Roman Polanski, tient à réaffirmer qu'elle reste, comme elle l'a toujours été, aux côtés de celles qui, courageusement, aujourd'hui comme hier, luttent contre les violences faites aux femmes", peut-on lire dans ce texte publié sur Twitter par le journaliste de l'AFP Jean-François Guyot.

"Je trouve très grave de l'embêter en ce moment"

Invitée sur notre plateau la semaine dernière, la cinéaste avait apporté son soutien à Roman Polanski, accusé de viol par la photographe Valentine Monnier. Nadine Trintignant avait martelé: "Je suis là pour défendre Roman Polanski [...] Je trouve très grave de l'embêter en ce moment, où il y a une remontée de l'antisémitisme en Europe, le jour de la sortie de son film sur Dreyfus."

"Il a fait une chose grave il y a 44 ans", avait encore ajouté Nadine Trintignant. "En 44 ans, il y a eu des milliers de femmes violées et on ne connaît pas le nom des hommes qui ont fait cette mauvaise action. On les laisse tranquille parce qu'ils s'appellent Dupont, Durant. Ce ne serait pas Roman Polanski, on lui ficherait la paix [...] On est toujours contre lui. Il y a la jalousie [envers] quelqu'un qui a réussi alors que c'était un petit Polonais sorti du ghetto."

Vincent Trintignant et Roman Kolinka, son fils et son petit-fils, s'étaient désolidarisés de Nadine Trintignant dans une lettre ouverte. "Nous soutenons de tout cœur ces femmes dignes, courageuses, qui osent dénoncer leurs bourreaux et témoigner des ignobles violences qu’ils leur ont fait subir", avaient-ils écrit dans ce texte publié dans Gala.

Jérôme Lachasse