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Plagiat de Marvin Gaye: Pharrell Williams et Robin Thicke condamnés à payer 5 millions  de dollars

Pharrell Williams et Robin Thicke en juin 2014 en Arkansas.

Pharrell Williams et Robin Thicke en juin 2014 en Arkansas. - AFP

Les deux artistes vont devoir payer près de 5 millions de dollars d'indemnités aux héritiers du chanteur Marvin Gaye, dont ils ont partiellement copié un titre de 1977 pour leur tube Blurred Lines.

Le succès de Blurred Lines a un arrière-goût amer pour Robin Thicke et Pharrell Williams. Les deux artistes ont été définitivement condamnés pour le plagiat d'un titre de Marvin Gaye dans leur tube de 2013, et devront payer au total près de 5 millions de dollars d'indemnités aux héritiers du chanteur (soit environ 4.4 millions d'euros).

Une copie partielle d'un titre de 1977

Selon plusieurs médias américains, un juge de Los Angeles vient de confirmer l'arrêt rendu en mars par la cour d'appel de Californie. Cet arrêt condamnait Robin Thicke et Pharrell Williams pour avoir porté atteinte aux droits d'auteur de Marvin Gaye, mort en 1984, en copiant partiellement son titre de 1977 Got to Give It Up.

En première instance en 2015, les deux chanteurs avaient été condamnés à verser 7.4 millions de dollars de dommages intérêts aux héritiers de la star - un montant ensuite revu à la baisse. Le jugement rendu à Los Angeles le 6 décembre a fixé à près de 5 millions de dollars au total les indemnités que devront payer les deux artistes et la maison d'édition de Pharrell Williams. En outre, les héritiers auront le droit à la moitié des recettes futures de Blurred Lines, la chanson la plus vendue dans le monde en 2013.

Une industrie "paralysée par les procédures"

Cette décision met un terme à un procès suivi de très près par l'industrie musicale, qui avait vivement critiqué la condamnation du duo en première instance, faisant valoir qu'il y avait des différences flagrantes entre les deux chansons, en particulier les mélodies et les paroles.

Pharrell Williams avait déploré dans une interview en 2015 ce coup porté à l'inspiration de tous les créateurs.

"Le jugement pénalise n'importe quel créateur réalisant une oeuvre qui a pu être inspirée par une autre", disait-il. "Si nous perdons notre liberté à l'inspiration, nous allons nous réveiller un beau jour et toute l'industrie du divertissement sera paralysée par les procédures".

N.B. avec AFP