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MusicToo: pour Roselyne Bachelot, "le soutien aux victimes est une priorité"

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, à la sortie de l'Elysée après le Conseil des ministres le 3 février à Paris

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot, à la sortie de l'Elysée après le Conseil des ministres le 3 février à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La ministre de la Culture, s'exprimant ce vendredi dans Le Parisien, à quelques heures des Victoires de la musique, assure soutenir "absolument", le mouvement MusicToo.

Dans le monde de la musique aussi, la parole se libère. A quelques heures de la cérémonie des Victoires de la musique, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, s'en réjouit, et assure, ce vendredi dans les colonnes du Parisien, soutenir "absolument" le mouvement MusicToo, qui dénonce les violences sexuelles dans le milieu.

"Je soutiens absolument ce mouvement sociétal vaste et important. Il permet aux victimes de réaliser qu'elles ne sont pas seules et qu'elles ont les moyens d'obtenir justice", déclare ainsi la ministre, heureuse que, grâce aux réseaux sociaux, soit enfin rompu "le silence [qui] a trop souvent prévalu".

"Quitter ce milieu pour fuir les violences"

"Le soutien aux victimes est une priorité. Leur parole est essentielle", ajoute Roselyne Bachelot, qui indique avoir elle-même fait "quatre signalements en six mois". Elle assure que la lutte contre ces violences est une des priorités de son agenda, au ministère de la Culture. Soulignant le "manque de reconnaissance des femmes dans le monde de la musique, la ministre souligne également que "les femmes sont les principales victimes de ce système d'inégalités", ajoutant que "certaines vont jusqu'à quitter ce milieu pour fuir les violences".

Les paroles de la ministre font écho à tous les récents témoignages d'abus dans le monde de la musique, et notamment, à celui de la chanteuse Pomme, qui a révélé jeudi dans une lettre ouverte sur le site de Médiapart, les violences dont elle a été victime au début de sa carrière.

"De mes 15 à mes 17 ans, j’ai été manipulée, harcelée moralement et sexuellement, sans en avoir conscience à cette époque évidemment", a ainsi révélé la chanteuse de 24 ans, expliquant ne pas être "un cas isolé".
Magali Rangin