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Meurtre d'une postière: l'ex-acteur Gérald Thomassin remis en liberté

Gérald Thomassin, dans le film de Jacques Doillon, "Le premier venu", en 2008.

Gérald Thomassin, dans le film de Jacques Doillon, "Le premier venu", en 2008. - Pyramide Distribution

Gérald Thomassin, ex-espoir du cinéma français mis en examen pour le meurtre d'une postière de l'Ain en 2008, a été remis en liberté ce vendredi 3 juin en raison du délai excessif de sa détention provisoire, a-t-on appris auprès de son avocat.

C'est la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Lyon qui a validé cette décision, ajoute Me Benoît Cousin, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. En effet, il n'est pas possible de garder plus de trois ans en détention provisoire une personne mise en examen quand l'instruction est en cours. De plus, Gérald Thomassin, qui était incarcéré à Gradignan en Gironde, semble apporter les garanties de présentation à la justice nécessaires. "Il a désormais de la stabilité, un logement et un travail", a ajouté son avocat.

De troublants aveux téléphoniques

Celui qui fut récompensé par le César du meilleur espoir masculin en 1991 pour son rôle dans Le Petit Criminel de Jacques Doillon, crie son innocence en dépit de troublants aveux téléphoniques à des proches qui lui avaient valu en 2013 une mise en examen pour le meurtre de Catherine Burgod. Le corps de cette femme avait été découvert en 2008, lardé de 28 coups de couteau, dans une kitchenette au fond du relais communal de la Poste de Montréal-la-Cluse dans l'Ain), où cette mère de famille, enceinte de cinq mois, travaillait.

Saisie par la défense de l'ancien comédien, la chambre de l'instruction avait infirmé l'ordonnance de mise en accusation prise l'été dernier par une juge d'instruction de Bourg-en-Bresse à l'encontre de Gérald Thomassin et ordonné en mars "la poursuite de l'information". Déjà placé en garde à vue en janvier 2009 dans le cadre de cette enquête, l'ancien acteur avait été relâché, faute de preuves.

Des aveux téléphoniques - dans lesquels il confessait "Je vais aller dire que c'est moi qui l'ai tuée" - avaient précipité une nouvelle interpellation mais selon sa défense, ces déclarations sont à mettre au crédit d'un homme excédé et probablement ivre. Remis en liberté en 2015 après deux ans de détention provisoire, Gérald Thomassin était retourné en prison après avoir brisé son bracelet électronique.

F.M. avec AFP