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Jérémy Ferrari se confie sur son addiction à l'alcool et sa tentative de suicide

Jérémy Ferrari en 2019 au Montreux Comedy Festival

Jérémy Ferrari en 2019 au Montreux Comedy Festival - Capture d'écran YouTube

L'humoriste revient avec un nouveau spectacle où il raconte ses problèmes d'addiction.

Jérémy Ferrari revient avec Anesthésie générale, un nouveau spectacle où il se confie notamment sur sa phase sombre, de son addiction à l'alcool à sa tentative de suicide.

"Je me suis dit que je pouvais en parler maintenant, parce que je me sens suffisamment fort", raconte-t-il au Parisien. "J'ai fait une cure il y a trois ans et demi. Ça va mieux. Après, on n'est jamais totalement sorti d'affaire. Je suis très fort et très fragile, je devrais toujours être vigilant."

L'humoriste, dans un sketch, évoque sa tentative de suicide: "La scène est réelle, elle s'est passée dans un hôtel à Aix-en-Provence", précise-t-il. "J'étais très, très haut. Si je sautais, c'était fini. Mon meilleur ami est venu au moment où j'étais sur le rebord. Je lui ai dit je vois les arbres comme des excroissances de la mort sorties du sol. Quand tu dis ça, ce n'est pas la grande forme, t'es pas parti pour te faire une soirée devant Dirty Dancing!"

"Je ne me résume pas à la maladie"

Dans ce spectacle très attendu, Jérémy Ferrari détaille également son problème avec l'alcool: "Les dernières semaines avant ma tentative, il m'arrivait d'ouvrir une bouteille de rosé le matin et de la boire au goulot. J'ai toujours su que j'étais alcoolique. Mais pendant des années, j'ai réussi à le maîtriser. Et puis, trois-quatre ans avant d'entrer en cure, j'ai commencé à boire un peu plus. J'ai eu peur, j'ai arrêté trois mois. Mais quand tu n'as pas résolu les problèmes dans ta tête, c'est terrible."

Il se sent désormais mieux mais ne veut pas devenir un porte-parole: "Je ne veux pas passer ma vie à faire ça. Je ne me résume pas à la maladie. J'ai fait des trucs pour le handicap, contre le racisme, l'homophobie, la géopolitique malsaine… Et il y a plein d'autres causes."

Jérôme Lachasse