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Jay-Z devant la justice pour une affaire de plagiat 

Jay Z le 8 févier 2015 à Los Angeles

Jay Z le 8 févier 2015 à Los Angeles - Larry Busacca - Getty - AFP

Accusé d'avoir plagié une musique égyptienne pour son titre Big Pimpin', l'artiste américain devra se présenter devant la justice en octobre prochain.

Le rappeur américain Jay Z comparaîtra devant la justice en octobre. La star est accusée par l'héritier d'un compositeur égyptien d'avoir plagié la musique de flûte qui accompagne sa chanson Big Pimpin', classique du hip-hop. Le procès doit se tenir devant un jury de Los Angeles en Californie à partir du 13 octobre, selon des documents de justice rendus publics cette semaine.

Une affaire qui date de 2000

Il s'agit du dernier épisode en date d'une longue série de tractations autour de ce morceau. La chanson, enregistrée en 1999, démarre sur un son oriental à la flûte qui dure pendant tout le morceau. Elle rappelle la musique instrumentale composée en 1957 par l'Egyptien Baligh Hamdy pour le film Khosara, Khosara (1960).

Le producteur américain de Big Pimpin', Timbaland, n'a jamais caché l'avoir trouvée sur un CD non identifié, mais a argué avoir pensé qu'elle était tombée dans le domaine public.

L'entourage du chanteur Jay-Z avait rapidement tenté de désamorcer la controverse, en versant dès 2001 la somme de 100.000 dollars au label EMI Arabia, qui détenait les droits du film.

Le neveu du compositeur espère une meilleure indemnisation

Ce montant avait été partagé avec les héritiers de Baligh Hamdy, mort en 1993. Mais son neveu Osama Fahmy a tout de même décidé de poursuivre le rappeur et entrepreneur, estimant que l'accord de l'époque n'avait pas de valeur aux yeux de la loi égyptienne.

Khosara, Khosara est une oeuvre "culturellement importante" en Egypte et la loi d'alors ne permettait pas de "modifier ou ajouter aux droits d'auteur", estimait-il dans sa plainte. "A tout le moins, quel que soit le champ d'application de la licence des droits d'auteur, l'auteur est tenu de donner son accord au cas par cas pour toute modification de son travail", argumentait-il.

Osama Fahmy, qui attend une meilleure indemnisation à l'issue du procès, a fait savoir par ses avocats qu'il fera témoigner des experts sur l'impact de la musique instrumentale sur la réussite économique de Big Pimpin', sortie en single en 2000. "L'idée que des gens achètent des places de concert pour écouter juste une chanson (...) relève de la farce", a réagi la défense du richissime Jay Z, qui a récemment lancé Tidal, son service de musique en streaming entièrement payant.

R.I avec AFP