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Ingrid Chauvin évoque son "frustrant" et "désespérant" combat pour l'adoption

Ingrid Chauvin

Ingrid Chauvin - Valery Hache / AFP

La star de Demain nous appartient dénonce les procédures actuelles d'adoption et plaide pour aider les "milliers d’enfants délaissés" dans des centres.

Ingrid Chauvin ne décolère pas. L'actrice, star de Demain nous appartient, s'est confiée aujourd'hui dans Le Parisien pour évoquer son désir d'enfants et partager sa frustration face aux procédures d'adoption en France.

Les démarches lancées par la comédienne après la mort de sa fille en 2014 ont été suspendues pendant sa grossesse miraculeuse en 2016. Depuis, elle rêve toujours d'adopter et relance régulièrement son dossier, en vain. Dans le quotidien, elle plaide pour accélérer les processus et aider les "milliers d’enfants délaissés" dans des centres.

"C’est désespérant", explique-t-elle. "Il n’y a pas de loi nationale sur l’adoption, chaque département gère comme bon lui semble. C’est frustrant quand on sait le nombre d’enfants délaissés en France, ballottés de foyers en foyers ou d’une famille d’accueil à une autre, abîmés… Il n’y a pas quelqu’un sensibilisé par ce sujet au sein du gouvernement?"

"Une urgence absolue"

Bouleversée par cette situation, Ingrid Chauvin milite pour "une prise de conscience" afin de permettre aux enfants "qui n’ont aucune chance de retrouver leurs parents dans les meilleures conditions [de] devenir adoptables."

"Il y a une urgence absolue", martèle-t-elle. "Je pense aux enfants qui restent en foyers. Un sans domicile fixe sur quatre aujourd’hui est un enfant placé. On nous parle de la France de demain, des futurs adultes… Mais sauvons déjà les petits qui seront les citoyens de demain."

Et l'actrice de conclure: "Les gens doivent savoir qu’il y a en France des milliers d’enfants délaissés, que certains surnomment les enfants sac à dos". Ce sont des vies brisées, qu’il faut protéger. Tant d’adultes voudraient leur offrir un réel équilibre, de l’amour. Il y a des priorités et la petite enfance n’en fait pas partie."

Jérôme Lachasse