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Hillary Clinton "écoeurée" par les révélations sur Harvey Weinstein, accusé de harcèlement sexuel

Hillary Clinton le 5 septembre 2014

Hillary Clinton le 5 septembre 2014 - Ronaldo Schemidt - AFP

Hillary Clinton a réagi au scandale qui entoure le producteur américain. Une prise de parole jugée trop tardive par certains: Harvey Weinstein a été un soutien précieux lors de sa campagne.

Après cinq jours de silence, l'ancienne candidate démocrate à la présidence des États-Unis a pris la parole pour dénoncer les agissements présumés de Harvey Weinstein. Le magnat d'Hollywood, producteur de nombreux succès des 20 dernières années, est accusé de harcèlement sexuel depuis la publication d'une enquête par le New York Times, jeudi dernier.

"Je suis choquée et écoeurée par les révélations sur Harvey Weinstein. Le comportement décrit par les femmes qui s'expriment ne peut être toléré. Leur courage et le soutien des autres est crucial pour mettre un terme à ce genre de comportements", a déclaré Hillary Clinton dans un communiqué diffusé sur Twitter par son porte-parole.

Malaise chez les démocrates

Après les révélations sur le compte d'Harvey Weinstein (qui a publié un message d'excuses sur le New York Times et s'est vu renvoyé de The Weinstein Company, l'une des deux sociétés qu'il a cofondées), Hillary Clinton est restée très discrète quand tout le milieu du cinéma américain s'indignait publiquement. Le silence de la démocrate, comme celui de Barack Obama, lui était vivement reproché par la droite américaine qui accusait les démocrates d'hypocrisie sur le harcèlement sexuel.

Harvey Weinstein donnait de l'argent au parti démocrate et à ses candidats, et a surtout accueilli personnellement des réceptions très exclusives ayant permis de lever des sommes importantes au profit d'Hillary Clinton et de Barack Obama. Plusieurs élus démocrates ont appelé leur parti à rendre ou redonner l'argent, tandis que de nombreux élus l'ont fait eux-mêmes, quand ils ont reçu des dons du producteur. Barack Obama, quant à lui, ne s'est pas encore exprimé.

Du côté des Républicains, en revanche, le malaise est inexistant. Très vite après les révélations du New York Times, le président américain Donald Trump s'est empressé d'indiquer qu'il n'était "pas surpris" qu'Harvey Weinstein soit accusé de harcèlement sexuel.

B.P. avec AFP