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Yo-kai Watch: le phénomène des cours de récré débarque au cinéma

Le dessin animé Yo-Kai Watch, bientôt au cinéma

Le dessin animé Yo-Kai Watch, bientôt au cinéma - OLM

Après les pages des mangas, les écrans des consoles de jeux et la télévision, Nathan et les yokais s'apprêtent à envahir les salles de cinéma.

Après des jeux vidéos, des mangas et une série TV, la franchise Yo-kai Watch, phénomène des cours de récréation, débarque au cinéma dans un premier long métrage d'animation, en salles mercredi.

Adapté d'un jeu vidéo, la série Yo-kai Watch raconte l'histoire de Nathan, un jeune garçon qui croise le chemin de Whisper, un drôle de fantôme. Celui-ci lui remet une Yo-kai Watch, une montre très spéciale: elle lui permet de voir les yokais, des créatures surnaturelles tantôt maléfiques, tantôt farceuses, directement issues du folklore japonais. A l'aide de cette montre magique, Nathan peut faire appel à elles pour venir à bout de leurs congénères malfaisants, qui mettent en péril le monde des humains.

Ces esprits farceurs ont déferlé sur la France en 2016, avec la sortie du jeu vidéo Yo-kai Watch. Depuis, un deuxième volet est sorti au printemps et la série se décline aussi en romans (neuf tomes) et en mangas (six tomes). Mais les petits fantômes ont surtout conquis les cours de récré grâce à la série d'animation, dont la première saison sur Gulli avait récolté 35% des parts d'audience chez les 4 à 10 ans.

Un film enfantin qui étonne par sa créativité

Le long métrage, qui sort mercredi, revient pour sa part sur l'origine de la fameuse montre magique: à grand renfort de voyages temporels, Nathan va rencontrer son créateur, qui n'est autre que son grand-père.

De belles couleurs, mais des dessins parfois un peu grossiers donnent dès le début le ton de ce film d'animation: enfantin. Le scénario reste basique, tout comme les motivations des personnages. L'humour est souvent potache: on comprend assez rapidement que les 4-10 ans constituent le cœur de cible. La surprise, appréciable, vient davantage de la voix off et de ces moments où les personnages s'amusent à interpeller directement le spectateur.

Le bestiaire des petits monstres, promis à concurrencer les Pokémon, étonne aussi par sa diversité et son inventivité. Les deux acolytes du héros constituent ainsi des personnages secondaires intéressants et bien construits, à l'image de Jibanyan, ancien petit chat et désormais yokai malicieux au langage bien à lui ("Cha alors, on va miarcher longtemps comme ça ?").

Nawal Bonnefoy avec AFP