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Kit de survie: Yo-Kai Watch, le nouveau phénomène des cours de récré

Le dessin animé Yo-Kai Watch

Le dessin animé Yo-Kai Watch - OLM

Manga, jeu vidéo, dessin animé: Yo-Kai Watch n'en finit pas de conquérir le coeur des plus jeunes, du Japon à la France en passant par les Etats-Unis. Kit de survie pour tout savoir de ce nouveau phénomène.

Votre enfant vous semble bien pressé de rentrer à la maison après l'école, et vous vous doutez que ce n'est pas pour se précipiter sur ses devoirs de maths? Peut-être fait-il partie des quelques centaines de milliers de jeunes téléspectateurs qui se postent chaque jour devant la série Yo-Kai Watch. Selon Gulli, qui diffuse le dessin animé depuis le 29 août dernier, un enfant sur deux dans la tranche des 4-10 ans était devant, vendredi 16 septembre, à l'heure du goûter. Un chiffre qui donne le tournis.

Véritable succès au Japon, la franchise Yo-Kai Watch a très rapidement conquis le reste du monde, France comprise. La série animée fait un carton d’audience tandis que le jeu vidéo et les produits dérivés s'écoulent comme des petits pains. Vous êtes complètement largués? Pas de panique, on vous explique tout.

> Ça vient d’où ?

Créé par le studio de développement Level-5, Yo-Kai Watch apparaît pour la première fois sous forme de manga au Japon, en décembre 2012. La franchise se décline ensuite en jeu vidéo sur Nintendo 3DS (sorti au Japon en juillet 2013, il s'écoule à 1,31 million d'exemplaires en l'espace de trois jours) et en dessin animé. En février 2015 sont lancés les produits dérivés. 

> Ça parle de quoi?

En se promenant dans un bois, un garçon nommé Nathan Adams fait la rencontre d'un drôle de petit fantôme, Whisper. Ce dernier lui donne une Yo-Kai Watch, montre spéciale qui lui permet de découvrir de petites créatures maléfiques, les fameux Yo-Kai. Aidé de Whisper, Nathan va alors partir à l'aventure afin de débusquer des Yo-Kai, les combattre et se lier d'amitié avec eux afin de résoudre les problèmes du quotidien.

> Ça ressemble un peu à Pokémon, non?

Un garçon qui part à l’aventure, des centaines de créatures magiques (et mignonnes)… Yo-Kai Watch ne manque pas de nous rappeler une autre licence connue: Pokémon. "Il y a de la ressemblance", estime Alvin Haddadène, journaliste chez jeuxvideo.com. "Par contre, c'est vraiment un produit plus enfantin, conçu dès le début pour les enfants. Ce n'était pas le cas pour Pokémon".

Selon lui, Yo-kai Watch a plutôt pour but de reproduire la réussite d'Inazuma Eleven, créé à la fin des années 2000 par le même développeur et gros succès auprès des enfants: un jeu de football tactique également adapté en dessin animé.

"Ils ont plus cherché à reproduire ce succès qu'à imiter Pokémon, même si devoir transformer des monstres en ami fait qu'on a l'impression que ça ressemble beaucoup", explique-t-il.

> Pourquoi ça plaît autant ?

La capacité qu'a Yo-Kai Watch à attirer jusqu'à 600.000 enfants devant leurs écrans impressionne. Mais quel est son secret? Dans l'Hexagone, il est vrai que le succès du jeu vidéo, sorti ici en avril 2016, a aidé le dessin animé à effectuer un très bon démarrage. Mais pas que. "La série est très réussie et très drôle, elle plaît autant aux filles qu'aux garçons", assure Caroline Cochaux, présidente de Gulli. 

"L'univers est haut en couleurs, les héros un peu effacés laissent la part belle aux monstres variés (qui parlent et ont une forte personnalité), il y a le même aspect "connaissance" que dans Pokémon qui marche bien: il ne suffit pas d'être le plus fort, mais d'être celui qui connait le mieux tous les monstres de l'univers pour être le meilleur stratège", ajoute Alvin Haddadène.

Bonne nouvelle pour les fans: Gulli est en train d'acquérir les droits de diffusions des films Yo-Kai Watch pour courant 2017, et a bien évidemment prévu de diffuser la saison 2.

https://twitter.com/nawalbonnefoy Nawal Bonnefoy Journaliste people, culture et mode BFMTV