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VIDEO - L'acteur Kevin Spacey dans le jeu vidéo "Call of Duty"

L'avatar de Kevin Spacey dans le jeu vidéo "Call of Duty", en vente mardi.

L'avatar de Kevin Spacey dans le jeu vidéo "Call of Duty", en vente mardi. - Capture d'écran.

Pour la première fois, l'acteur américain Kevin Spacey incarne un personnage dans un jeu vidéo, Call of Duty : Advance Warfare, qui sort mardi.

Si Kevin Spacey est un habitué des rôles de méchants, son apparition dans un jeu vidéo est inédite. L'acteur de Usual Suspects et House of Cards, incarne un machiavélique mercenaire dans le nouvel épisode de Call of Duty intitulé Advance Warfare, en vente mardi.

Pour cet opus, démarrant une nouvelle série dans le jeu, après la trilogie Modern Warfare et les deux Black Ops, une nouvelle intrigue a été tissée et un nouveau "nouveau personnage central" introduit, incarné par l'acteur oscarisé.

Méchant mercenaire

Les mouvements et expressions de Spacey ont été capturés grâce à un processus spécial pour créer une version virtuelle réaliste du comédien incarnant Jonathan Irons, un méchant mercenaire qui veut diriger le monde.

"C'était très amusant de travailler avec toute l'équipe et de donner vie à Jonathan Irons", déclare Kevin Spacey dans un communiqué. "La technologie est vraiment remarquable et différente de tout ce que j'ai fait jusqu'à présent. J'ai hâte de voir ce que cela donne".

"Quand on arrive, ils vous mettent tout un tas de points sur le visage, un casque sur la tête avec une caméra pointée vers vous et une lumière éclairant vos yeux", explique encore l'acteur, interrogé par le Guardian.

"C'est une opportunité de faire quelque chose que personne n'a fait auparavant et aussi, pour être franc, atteindre un nouveau public", souligne-t-il encore.

Soif de vengeance

Le jeu se déroule en l'an 2054, quand Atlas, une puissante firme paramilitaire privée dirigée par le personnage de Spacey, tente de renverser le gouvernement. Mué par la haine et la soif de la vengeance après la mort de son fils, Irons se retrouve obsédé par le pouvoir, prêt à écraser tout le monde sur son passage. Les joueurs endossent le rôle de soldats dotés de capacités de combat décuplées.

Le nouvel épisode sera vendu dès mardi à soixante dollars l'unité, avec des versions spéciales pour les dernières consoles de Sony et Microsoft ou les ordinateurs fonctionnant avec le logiciel Windows. Ceux qui ont commandé le jeu en avant-première faisaient déjà la queue à Sydney, en Australie.

Plainte de Manuel Noriega

Le jeu s'est vendu à plus de 100 millions d'unités depuis sa première version fin 2003. Les épisodes de "Call of Duty" s'inspirent aussi de personnages historiques. Le jeu a déjà utilisé l'image de l'ex-dictateur cubain Fidel Castro, de l'ancien président américain John F. Kennedy, puis du dictateur déchu du Panama, Manuel Noriega. Celui-ci, actuellement emprisonné au Panama, vient d'être débouté par un juge californien d'une plainte, dans laquelle il réclamait une rétribution pour l'utilisation de son image dans la version de 2012 du jeu vidéo.

L'ex-dictateur octogénaire accusait l'éditeur d'utiliser son image sans sa permission et de l'incarner à l'écran en méchant traître. Mais Activision avait demandé au juge de rejeter la demande de Noriega, arguant que l'utilisation de son personnage relevait de la liberté d'expression.

Magali Rangin avec AFP