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George Clooney juge "effrayant" que Polanski soit toujours poursuivi

George Clooney recevra un César d'honneur lors de la 42ème cérémonie, le 24 février 2017

George Clooney recevra un César d'honneur lors de la 42ème cérémonie, le 24 février 2017 - Alberto E. Rodriguez - Getty Images North America - AFP

L'acteur américain, qui recevra un César d'honneur, s'est exprimé au sujet de la polémique autour de celui qui a finalement renoncé à présider la 42ème cérémonie des César.

George Clooney prend la défense de Roman Polanski. Dans un entretien à l'hebdomadaire Paris Match, l'acteur américain juge "effrayant d'imaginer qu'on soit encore après" le cinéaste de 83 ans, poursuivi aux États-Unis depuis 40 ans après avoir été accusé du viol d'une mineure.

"Je ne connais pas assez l'affaire Polanski pour en discuter précisément. Ce que j'ai compris en revanche, c'est que Polanski avait passé un accord avec le juge et que celui-ci ne l'avait pas respecté. Je sais aussi qu'aujourd'hui, la victime le soutient", indique la star dans cette interview.

"Quand on se souvient par où est passé cet homme de 83 ans, c'est effrayant d'imaginer qu'on soit encore après lui, ajoute George Clooney. "Cela dit, je pense que Polanski a besoin de mettre un point final à cette histoire, pour qu'elle soit définitivement derrière lui".

Polanski renonce à la présidence des César

L'affaire, qui a rebondi ces dernières années, hante le réalisateur du Pianiste, dont la vie a par ailleurs été marquée par l'assassinat de sa femme Sharon Tate en 1969. Il a récemment dû renoncer à présider la cérémonie des César, qui se déroulera ce vendredi 24 février, notamment sous la pression d'associations féministes.

Roman Polanski est accusé d'avoir violé en 1977 une jeune fille de 13 ans lors d'une séance photo à Los Angeles. Il a reconnu une relation sexuelle illégale avec la victime, Samantha Geimer, mais dément l'avoir violée. Sa défense affirme qu'un règlement à l'amiable avait été conclu à l'époque et que le juge en charge de l'affaire est ensuite revenu sur cet accord, déclenchant sa fuite des États-Unis en 1978.

L'avocat américain du réalisateur réclame aujourd'hui la levée des scellés sur le témoignage du procureur de l'époque. Roman Polanski veut ainsi faire reconnaître qu'il a déjà exécuté sa peine aux États-Unis. Samantha Geimer a réclamé à plusieurs reprises l'abandon définitif des poursuites. 

F.M. avec AFP