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Deux art books pour fêter l'anniversaire des mythiques jeux Mana et Dragon Quest

Dragon Quest

Dragon Quest - AKIRA TORIYAMA DRAGON QUEST ILLUSTRATIONS © 2016 by BIRD STUDIO/SHUEISHA Inc. DRAGON QUEST SERIES: © ARMOR PROJECT/BIRD STUDIO/SQUARE ENIX

Mana Books rend hommage à deux mythiques licences, Mana et Dragon Quest, en publiant deux histoires inédites et deux somptueux art books.

En cette rentrée 2018, l’éditeur Mana Books rend hommage à deux mythiques licences, Mana et Dragon Quest, en publiant deux histoires inédites et deux somptueux art books: Art of Mana - la bible visuelle ultime et Princess of Mana de Satsuki Yoshino ; Akira Toriyama Dragon Quest Illustrations et Dragon Quest - Les Héritiers de l’emblème de Kamui Fujiwara et Jun Eishima.

"Donner forme à mon imaginaire"

Lancée en 1991, la série d’action-RPG Mana a été créée par Kôichi Ishii. Art of Mana est la première sortie officielle autour de la licence en France. Les environnements, mais aussi les personnages de tous les opus - Sword of Mana, Children of Mana, Heroes of Mana, Secret of Mana ... - y sont détaillés.

Dragon Quest
Dragon Quest © AKIRA TORIYAMA DRAGON QUEST ILLUSTRATIONS © 2016 by BIRD STUDIO/SHUEISHA Inc. DRAGON QUEST SERIES: © ARMOR PROJECT/BIRD STUDIO/SQUARE ENIX

Une interview exclusive de Kôichi Ishii et de Hiromichi Tanaka, producteur de Secret of Mana, clôt l’ouvrage où sont notamment compilées les superbes peintures sylvestres de l'illustrateur Hirō Isono. On y retrouve le motif de l’arbre, une image récurrente de la série: "Un arbre géant a toujours hanté mon imaginaire", explique Kôichi Ishii.

"En faisant apparaître l’arbre Mana et l’épée sacrée dans ces jeux, j’ai l’impression d’avoir pu donner forme à mon imaginaire, raconte-t-il. Dans mon esprit, l’épée représente une entité masculine, et l’arbre Mana, une entité féminine. Ainsi, à travers l’image de l’épée plantée au pied de l’arbre comme pour le protéger, j’ai cherché à exprimer une certaine philosophie et esthétiques masculines."

Mana
Mana © © 1991,2006 SQUARE ENIX CO., LTD. All Rights Reserved.

"Une tâche vraiment harassante"

Créé en 1986, Dragon Quest s’est vendu à plus de 57 millions d’exemplaires dans le monde. Cas assez rare au Japon, la série est un jeu d’auteur, chapeauté depuis le début par Yûji Horii. Le compositeur Kōichi Sugiyama, 87 ans, l’accompagne depuis le premier jeu, tout comme Akira Toriyama, le célèbre dessinateur de Dragon Ball et de Dr. Slump. Ensemble, ils ont travaillé sur onze jeux Dragon Quest. Le dernier, qui sort en France en octobre, un an après le Japon, pourrait le dernier du trio.

Dans son art book, édité pour les trente ans de la série, Akira Toriyama se souvient du jour où il a reçu la proposition pour dessiner les personnages de Dragon Quest: "Apparemment, il allait s'agir d’un RPG. Je me rappelle très bien m’être posé sur le coup la question: 'mais c’est quoi un RPG?'" Accaparé par ses séries, le mangaka a pensé refuser avant de se laisser séduire: "J’ai décidé d’accepter, comme ça, à la légère", assure-t-il.

"Mais j’ai aussitôt déchanté en comprenant combien de personnages j’allais devoir dessiner! J’ai imaginé tous les monstres à partir de zéro. C’était une tâche vraiment harassante et ce, sans compter mon manque de familiarité avec l’univers de la fantasy."

Il précise: "Puisque, à la base, tout pouvait exister dans la fantasy, on m’a laissé dessiner avec une totale liberté." Et le créateur de Bulma, Tortue Géniale et de Krilin a toujours su inventer des monstres étonnants. On retrouve ainsi, dans ses illustrations, son goût pour les créatures mi-dragon mi-dinosaure et les artistes martiaux. "Le design des personnages d’antan me paraît bien malhabile aujourd’hui, mais il est nourri de toute l’audace de ma jeunesse, et pour cela je le trouve plaisant à regarder", conclut-il.

Depuis septembre 2017, Mana Books a pour ambition de publier des beaux livres sur l’univers du jeu vidéo. "Nous avons une approche très grand public pour célébrer le jeu vidéo sous toutes ses formes", a expliqué il y a quelques mois l’éditeur Philippe Vallotti à BFMTV:

"Il y a un lien fort entre le jeu vidéo et la bande dessinée que l’on essaye de mettre en avant. A chaque jeu, on a un produit adapté. Il y a des beaux livres sur les coulisses, mais aussi des BD qui sont soit une adaptation de l’histoire, comme Metal Gear Solid, soit complètent l’univers du jeu et apportent une nouvelle perspective, comme Final Fantasy: Lost Stranger".

Jérôme Lachasse