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Accusations d'harcèlement sexuel contre Harvey Weinstein: sa maison de production ouvre une enquête

Harvey Weinstein en avril 2017 à New York

Harvey Weinstein en avril 2017 à New York - Dimitrios Kambouris - Getty - AFP

Le producteur de Gangs of New York est accusé par plusieurs femme d'avoir négocié des faveurs sexuelles en échange d'aide dans leur carrière. Sa maison de production, dont il vient de prendre "un congé indéfini", a ouvert une enquête interne.

Le conseil d'administration de Weinstein Company, maison de production co-fondée par Harvey Weinstein, a ouvert une enquête interne sur les accusations contre ce dernier, et confirme qu'il a pris un "congé indéfini" de l'entreprise.

"Nous soutenons fortement la décision déjà annoncée par Harvey Weinstein de prendre un congé à durée indéterminée de l'entreprise à compter de ce jour", indique vendredi un communiqué signé par quatre administrateurs, parmi lesquels le co-fondateur et frère d'Harvey, Bob Weinstein.

"Comme l'a dit Harvey, il est important qu'il reçoive l'aide professionnelle dont il a besoin pour les problèmes qu'il a admis. Les prochaines étapes dépendront de progrès thérapeutiques d'Harvey, du résultat de l'enquête indépendante du conseil d'administration, et des décisions personnelles d'Harvey", ajoute ce communiqué cité notamment par Variety.

D'après le New York Times, trois des neuf membres du conseil d'administration ont par ailleurs démissionné. 

Des accusations sexuelles sur trois décennies

Harvey Weinstein avait présenté jeudi ses excuses et a déclaré se mettre en "congé" à la suite d'accusations de harcèlement sexuel qui courent sur trois décennies, révélées dans une enquête du New York Times.

Le producteur de Gangs of New York, nommé pour l'Oscar du meilleur film, ou de Shakespeare in love, lauréat de ce prix prestigieux en 1999, est accusé par plusieurs femmes, dont les actrices vedettes Ashley Judd et Rose McGowan d'avoir tenté de les masser, de les avoir forcées à le regarder nu, d'avoir promis des aides à leur carrière contre des faveurs sexuelles.

D'après le New York Times, qui cite des membres de la Weinstein Company, le producteur a passé au moins 8 accords amiables avec des accusatrices. Mais Charles Harder, avocat de Weinstein, qualifie l'article du quotidien de "saturé d'affirmations fausses et diffamatoires" et affirme préparer une plainte contre le quotidien.

Nawal Bonnefoy avec AFP