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A quoi reconnaît-on un film de Michael Bay?

Michael Bay sur le tournage de Transformers  The Last Knight

Michael Bay sur le tournage de Transformers The Last Knight - Copyright Paramount Pictures France

Le réalisateur américain, connu pour son amour des explosions, des courbes féminines et des gros bras, sort sur Netflix son nouveau film, 6 Underground.

Michael Bay, le roi des films d'action hollywoodiens, est de retour avec 6 Underground, où il dirige Ryan Reynolds et Mélanie Laurent. Fidèle à sa réputation, le réalisateur américain a concocté un film généreux en explosions et en courses-poursuite.

Ecrit par les scénaristes de Deadpool Paul Wernick et Rhett Reese, 6 Underground est disponible sur Netflix à partir du 13 décembre. L'occasion de se pencher sur les gimmicks de Michael Bay, qui ont fait de lui un des réalisateurs de blockbusters les plus importants des vingt dernières années. Et qui font que l'on reconnaît sa patte, dès la bande annonce.

Les drapeaux américains en veux-tu en voilà

Michael Bay aime beaucoup, beaucoup, les drapeaux américains. Ainsi, ses douze premiers films, sortis entre 1995 et 2016, contiennent la bagatelle de 469 drapeaux selon l'internaute Frank Kemp. Et le décompte ne s'arrête sans doute pas là, puisque depuis, Michael Bay a réalisé deux films.

Liv Tyler et Ben Affleck dans Armageddon de Michael Bay
Liv Tyler et Ben Affleck dans Armageddon de Michael Bay © Touchstone Pictures

A ce sujet, le réalisateur a été très pragmatique, niant tout fétichisme de sa part: "Il se trouve que c'est le genre de films que je fais", a-t-il indiqué à Vice. "On voit des drapeaux américains dans les bases américaines, et beaucoup de mes films sont situés dans des bases américaines."

Les hélicoptères au soleil couchant

Michael Bay, dont la majorité des films mettent en scène des militaires, apprécie en toute logique avions et hélicoptères. Des engins que le réalisateur aime filmer le plus souvent au crépuscule, au soleil couchant, comme dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola et Top Gun de Tony Scott

Les hélicoptères au soleil couchant, un motif récurrent du cinéma de Michael Bay
Les hélicoptères au soleil couchant, un motif récurrent du cinéma de Michael Bay © Touchstone Pictures

Les explosions

L’apocalypse selon Michael Bay porte un nom: Bayhem, contraction de son nom de famille et du mot anglais "mayhem", qui désigne le désordre, le chaos. Un mot qui désigne bien son cinéma et ses plateaux de cinéma, où le réalisateur aime reproduire d'impressionnantes explosions. S'il s'appuie sur des trucages numériques pour les Transformers, ses explosions sont toutes vraies.

Lorsqu'on demande à Michael Bay si son goût pour la pyrotechnie vient de sa peur du vide, il répond par la négative: "le calme ne me fait pas du tout peur", disait-il à Allociné en 2015. "Le silence peut être incroyable sur grand écran, même si mes films n'en avaient pas besoin par rapport aux histoires que je racontais. Mais le silence est une preuve de confiance." Et le réalisateur d'ajouter:

"Mes films ne reposent pas seulement sur des explosions. Il y est question de héros, de grosses histoires et de gros cinéma. On essaie de transporter les gens dans un autre monde car je me rappelle de mon enfance, lorsque j'allais au cinéma avec mes parents le dimanche, et du moment où j'ai découvert L'Aventure du Poséidon ou Star Wars, qui m'ont transporté. Je trouve ça amusant et c'est ce que j'aime avec le cinéma."

Les placements de produits

Trait récurrent du cinéma de Michael Bay, le placement de produit atteint son apogée dans Transformers: L'Âge de l'extinction où Mark Wahlberg sirote une Bud Light et où Stanley Tucci créé de toute pièce une enceinte Beats. Sans compter les nombreuses marques de voiture et de vêtements filmées en gros plan par Bay.

L'autoplagiat

Souvent accusé de se répéter de film en film, Michael Bay a aussi eu l’habitude de s’autoplagier et de recycler dans plusieurs films des images de ses propres productions. C’est le cas notamment dans Transformers 3 - La Face cachée de la Lune (2011) où Michael Bay utilise deux plans de The Island (2005)

Le réalisateur aurait agit de la sorte en raison d’un grave accident survenu en septembre 2010 sur le tournage du Transformers 3. Il aurait été contraint de réutiliser quelques plans de la course-poursuite de The Island pour compléter celle de Transformers 3. Bay a aussi recyclé un plan de Pearl Harbor (2001) dans le premier Transformers (2007).

Les explosions

Les femmes objectifiées

C’est un des grands reproches de la critique à Michael Bay, par ailleurs réalisateur de plusieurs publicités Victoria's Secret: ses personnages féminins sont quasiment toujours objectifiés. Il suffit pour cela de voir la scène introductive de Megan Fox dans le premier Transformers.

Les ralentis

Si Michael Bay a la fâcheuse tendance de ne jamais faire durer chaque plan plus de 5 secondes, il aime les ralentis pour permettre au spectateur d’observer en détail certains moments de bravoure. Bay a usé de ce dispositif dans tous ses films, et en particulier dans la série des Transformers.

Les plans à 360° en contre-plongée

Cinéaste inventif et adepte d’une mise en scène emphatique, Bay a fait des travellings circulaires sa marque de fabrique. Un tourbillon de mouvements censé accentuer la dramaturgie qui trouve une formidable utilisation dans Bad Boys 2 (2003) avec Will Smith et Martin Lawrence. Un système que Michael Bay a depuis recyclé dans Pain & Gain (2013) avec Dwayne Johnson.

Les explosions

"That's all folks!"

Jérôme Lachasse