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#SaccageParis: comment la Mairie de Paris veut améliorer la propreté des rues

Une poubelle dans une rue de Paris (photo d'illustration).

Une poubelle dans une rue de Paris (photo d'illustration). - ERIC FEFERBERG / AFP

Colombe Brossel, chargée de la propreté de l'espace publique au sein de la Mairie de Paris, détaille auprès du Journal du Dimanche les pistes envisagées pour améliorer la propreté des rues de la capitale.

Poubelles qui débordent, détritus sur les trottoirs, mobilier urbain "de mauvais goût"... Depuis quinze jours et la naissance du hashtag #SaccageParis, les messages se multiplient sur Twitter pour dénoncer la saleté et "l'enlaidissement" des rues de la capitale.

Au coeur de la polémique, la mairie de Paris avait d'abord répondu par le mépris dénonçant "une campagne de dénigrement à son encontre". Depuis quelques jours, les membres de l'équipe municipale multiplient cependant les annonces pour améliorer la propreté de la capitale. Colombe Brossel, chargée de la propreté de l'espace publique, les détaille auprès du Journal du Dimanche.

"Paris n'est pas sale tous les jours et partout, mais il y a des endroits où nous devons clairement améliorer le niveau de service", concède l'élue, assurant que "la situation n'est pas aussi catastrophique que ça".

Une territorialisation

Premièrement, la Mairie de Paris souhaite doubler le budget lié à la propreté sur la mandature. Mais sa principale proposition est de décentraliser cette compétence de la mairie centrale vers les 17 mairies d'arrondissement.

"Ce transfert de compétences, de moyens et d'effectifs aux maires d'arrondissement leur donnera la capacité de choisir où, quand et à quelle fréquence il faut nettoyer telle ou telle rue", explique Colombe Brossel. "Nous souhaitons aussi qu'ils puissent passer directement les marchés avec des prestataires en matière de lavage des trottoirs, d'enlèvement des tags et des graffitis ou de maintenance des candélabres."

Des "référents de propreté"

La Ville est également en train de créer des "référents de propreté" dans les 125 quartiers de la capitale. Ils devraient être opérationnels en 2021.

Par ailleurs, elle espère pouvoir améliorer l'efficacité de l'application "Dans ma rue", qui permet aux riverains d'alerter sur des dépôts sauvages ou d'autres incivilités, en doublant le nombre "d'équipes d'urgence propreté". Il s'agirait ainsi de passer de 84 à 168 agents.

Enfin, la mairie de Paris a renouvelé sa demande au gouvernement pour pouvoir augmenter le montant des amendes pour incivilités, plafonnées aujourd'hui à 135 euros.

De son côté, l'opposition, qui a appelé à la tenue d'un Conseil de Paris entièrement dédié à ce sujet, réclame "une réorganisation de la direction de la propreté", "une modernisation des outils", ou encore "la privatisation de la collecte des déchets".

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV