BFM Paris

Racisme et maltraitances au tribunal de Paris: sanctions pour quatre policiers

Photo d'illustration

Photo d'illustration - BORIS HORVAT, AFP/Archives

Des avertissements et blâmes ont été notifiés à trois policiers. Une exclusion temporaire de trois jours a été proposée à l'encontre d'un quatrième fonctionnaire.

Trois policiers mis en cause par un collègue pour de mauvais traitements, des injures ou avoir fait preuve de racisme envers les détenus du dépôt du tribunal de Paris ont été sanctionnés et un quatrième pourrait l'être prochainement, a-t-on appris mercredi de source policière.

Des avertissements et blâmes ont été notifiés aux trois premiers fonctionnaires, a détaillé cette même source, sans préciser la date de notification.

Une exclusion temporaire de fonctions de trois jours a été proposée contre un quatrième policier mis en cause, passé en conseil de discipline. Cette mesure doit ensuite être transmise par la préfecture de police à la Direction générale de la police nationale, qui décide de la valider ou non. A ce jour, la sanction n'a pas encore été notifiée à l'agent, selon la même source.

Ces punitions constituent des sanctions disciplinaires du premier groupe, les plus basses dans la fonction publique. L'exclusion et le blâme sont inscrits pendant trois ans au dossier de l'agent, l'avertissement ne fait l'objet d'aucune mention.

Le policier qui a dénoncé les faits reçoit un avertissement

En juillet 2020, le brigadier-chef Amar Benmohamed, en poste au dépôt du tribunal de Paris, avait dénoncé auprès du média en ligne Streetpress des injures, des propos racistes ou des mauvais traitement de la part de certains de ses collègues policiers envers des détenus. Il a lui aussi écopé lundi d'un avertissement.

Selon la notification de la sanction, consultée mardi par l'AFP, il lui est reproché d'avoir "manqué au devoir d'obéissance", notamment en ne rédigeant pas assez vite un rapport à sa hiérarchie sur les comportements qu'il dénonçait.

"Le préfet de police a suivi les préconisations de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) en proposant qu'un avertissement [lui] soit notifié, pour n'avoir pas rédigé immédiatement, comme cela lui avait été demandé à plusieurs reprises par sa hiérarchie, un rapport relatif aux dysfonctionnements et comportements inappropriés qu'il avait constatés", a expliqué mercredi la préfecture.

Juliette Mitoyen avec AFP Journaliste BFM Régions