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Quatre marches vers Paris ce week-end pour lutter contre "l'urbanisation massive" de l'Île-de-France

Ce samedi a lieu "les Marches des Terres", des défenseurs de l'environnement partent de quatre lieux franciliens pour dénoncer "l'urbanisation massive de la région". Ils doivent rejoindre l'hôtel de ville de Paris ce dimanche midi.

Plusieurs marches ont lieu ce samedi pour dénoncer "l'urbanisation massive" et "l'artificialisation des terres agricoles" en Île-de-France. Des défenseurs de l'environnement sont partis de quatre coins de la région ce samedi matin.

Ils doivent rejoindre l'hôtel de ville de Paris ce dimanche midi. Les départs étaient donnés à Thoiry (Yvelines), Saclay (Essonne), Val Bréon (Seine-et-Marne) et la patte-d'oie de Gonesse (Val-d'Oise).

"Partout en Île-de-France des milliers d’hectares de terres fertiles sont menacés: Grand Paris, J.O., entrepôts, data centers, spéculation, gares en plein champs, déblais polluants…" relatent les organisateurs de ces marches sur leur site internet.

À Gonesse, une cinquantaine de personnes se sont rassemblés pour faire valoir leurs revendications. "Non à la gare du Triangle de Gonesse", "Sauvons les terres agricoles" pouvait-on lire sur des pancartes.

Opposés aux travaux du Grand Paris Express

Les militants dénoncent la bétonisation des terres agricoles au profit de projets qu'ils jugent inutiles. Ces militants s'opposent notamment aux travaux du Grand Paris Express et plus particulièrement à la ligne 17 qui doit relier Saint-Denis à l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, en passant par le triangle de Gonesse.

Pour rappel, la cour d'appel de Paris a annoncé ce jeudi que la demande de suspension des travaux de la ligne 17 était rejetée. Les travaux de la ligne 17 sont donc maintenus et ils continuent dès aujourd'hui, ce que regrettent les défenseurs de terres agricoles.

"Ça fait 10 ans qu'on se bat pour ces terres, on n'est pas prêt d'arrêter. Donc ce n'est pas une décision de justice qui changera" explique François, l'un des marcheurs.

Le militant estime qu'il y a "absolument besoin de conserver" les champs "pour se nourrir et pour le climat". Les marcheurs partis du Val-d'Oise doivent rejoindre Dugny puis Aubervilliers avant de passer la nuit à Pantin.

Dah Magassa et Alicia Foricher