BFM Paris

Plusieurs centaines de personnes manifestent à Paris contre les licenciements

Un panneau contre la réforme de l'allocation chômage

Un panneau contre la réforme de l'allocation chômage - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Pendant une heure se sont succédé les prises de parole, émaillées de slogans comme "Assez, assez, du pouvoir des patrons! C'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons".

Entre 1200 et 1300 personnes selon les organisateurs, 650 selon la police ont participé ce samedi à une manifestation à Paris à l'appel de syndicats CGT, SUD et Solidaires, pour protester contre les licenciements et la réforme de l'assurance chômage.

Parmi les manifestants se trouvaient notamment des syndicalistes CGT du voyagiste TUI, de Monoprix, des usines Cargill Haubourdin et PPG Sealants Europe, la CFTC de cette même entreprise, des représentants de SUD PTT, de la CGT Spectacle, de la CGT-HPE (Hôtels de prestige et économiques), ou encore des associations défendant les droits des chômeurs Apeis et AC!.

Plusieurs élus étaient également présents: les députés LFI Mathilde Panot, Eric Coquerel et Adrien Quatennens, la députée PCF Elsa Faucillon, le député européen Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) et l'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot (NPA).

"Assez, assez, du pouvoir des patrons!"

Rassemblés devant le siège du Medef, les manifestants ont été rejoints par une centaine de gilets jaunes, dont des membres du Syndicat des gilets jaunes.

Pendant une heure se sont succédé les prises de parole, émaillées de slogans comme "Assez, assez, du pouvoir des patrons! C'est nous qui travaillons, c'est nous qui décidons".

"Il faut qu'on manifeste, il faut qu'on occupe la rue, il faut que le Medef qui est là et Matignon où on va aller au plus près, sachent que leurs plans de licenciements, on ne les accepte pas!", a harangué depuis le camion de la CGT Gaël Quirante (SUD Poste 92).

"Pour le CAC 40, c'est toujours l'argent sans aucune condition. Par contre, pour les salariés, pour les chômeurs, ce n'est plus le 'quoi qu'il en coûte', mais 'il n'y a pas d'argent magique, Mesdames et Messieur'", a lancé à sa suite Mathilde Panot.

Particulièrement dans le viseur des manifestants, la réforme de l'assurance chômage qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, à moins que le Conseil d'État ne décide de la suspendre cette semaine.

Le cortège s'est ébranlé vers 15h, prenant la direction de Matignon, avant d'être bloqué par la police sur le boulevard des Invalides à l'entrée de la rue d'Estrée. Les organisateurs ont invité chacun à se disperser vers 16H30.

S'écartant du cortège, des gilets jaunes ont pris la pose quelques instants sur les marches du ministère des Solidarités et de la Santé, entonnant leur chant de ralliement "On est là, on est là!".

Le 3 juin, le ministère du Travail a indiqué que 1.041 plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), totalisant 112.669 emplois menacés, avaient été initiés entre mars 2020 et le 24 mai 2021.

Cy.C avec AFP