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Paris: un jeune danseur violemment agressé par un chauffeur Uber

Photographie d'illustration

Photographie d'illustration - Robyn Beck / AFP

Le chauffeur Uber aurait fait descendre le jeune homme de sa voiture durant sa course avant de lui asséner un coup de poing et de lui lancer des insultes homophobes, rapporte le magazine Têtu.

Mohamed, un jeune danseur parisien de 27 ans, a été victime d'une violente agression homophobe dimanche dernier de la part d'un chauffeur Uber, rapporte Têtu. Alors qu'il rentrait de soirée avec une amie vers deux heures du matin, le jeune homme discutait d'un garçon qui lui plaisait, explique le magazine LGBT+.

Le conducteur Uber s'est alors arrêté, a demandé à ses deux passagers de sortir de son véhicule et "a commencé à balancer des injures homophones, qu'il ne voulait pas de 'pédé' dans la voiture", raconte Mohamed à Têtu.

"Je lui dis que je suis homo, que j'en suis fier et qu'en 2020, on ne peut pas avoir les propos qu'il a eus", poursuit le danseur, qui a alors reçu un violent coup de poing de la part du chauffeur.

Après que le conducteur a pris la fuite, Mohamed et son amie se sont rendus à l'hôpital. Avec un traumatisme crânien, un nez cassé et cinq points de suture, le danseur a écopé de 10 jours d'interruption totale de travail (ITT). Il a également déposé plainte.

Après la parution de l'article de Têtu, le jeune homme a reçu de nombreux soutiens, parmi lesquels celui de Jean-Luc Romero-Michel, adjoint à la mairie de Paris en charge de la lutte contre les discriminations.

"Total soutien de Paris à Mohamed, jeune danseur violemment agressé lors d'une course en Uber. L’homophobie est inacceptable & UberFR doit vraiment réagir car ce n’est pas la 1ere agression homophobe d’un de leurs chauffeurs", a écrit sur Twitter l'élu très engagé contre les violences à l'encontre des personnes LGBTQI+.

Uber "sincèrement désolé"

La branche française d'Uber a répondu au tweet de Jean-Luc Romero-Michel, assurant être "sincèrement désolé" et qu'"aucune discrimination et agression à caractère homophobe ne sont et ne seront tolérées sur l’application". Uber France explique également avoir "pris contact" avec Mohamed pour "l'aider dans ses démarches".

Dans un mail transmis à BFMTV, un porte-parole de la plateforme VTC ajoute qu'en "cas d'incident lié à une agression, le compte du chauffeur qui aurait commis les faits est immédiatement suspendu à titre préventif", assurant suivre une "procédure interne intransigeante".

Dans le cas d'un dépôt de plainte, comme celui du jeune danseur dimanche soir, "les forces de l’ordre peuvent se mettre directement en contact avec nous pour que nous leur fournissons les informations nécessaires à l’enquête judiciaire", indique Uber, qui précise "développer en coopération avec SOS homophobie des modules de sensibilisation pour prévenir au maximum ce type d'incident".

Juliette Mitoyen Journaliste BFM Régions