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Paris: deux ans de prison pour un refus d'obtempérer sur les Champs-Elysées en 2015

La balance de la Justice (illustration)

La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP

Le 26 juillet 2015, une voiture a forcé un barrage de police dimanche matin un peu avant 8 heures sur la place de la Concorde, alors que Paris accueillait l'arrivée du Tour de France.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi, un automobiliste ayant enchaîné des refus d'obtempérer en 2015 sur les Champs-Elysées, à deux ans d'emprisonnement, aménagés en détention à domicile sous surveillance électronique.

Le conducteur, Abdul Karim D. âgé de 38 ans et couvreur en bâtiment, qui a nié son implication, est condamné pour subornation de témoin et refus d'obtempérer - un fait pour lequel il avait déjà été condamné. Il a été relaxé partiellement pour des faits de complicité de refus d'obtempérer et de violence à l'encontre de deux policiers.

Arrivée du Tour de France

Le 26 juillet 2015 peu avant 8h, des policiers sont mobilisés pour l'arrivée du Tour de France prévue en fin d'après-midi. À un feu rouge, une Twingo noire aux vitres arrière teintées recule et percute une Mercedes. Le choc amène un policier, en uniforme, à vouloir contrôler le véhicule.

Alors que le policier a la main sur le capot, le véhicule prend la fuite et part en trombe. Il se soustrait ensuite à un deuxième cordon policier, puis un troisième, percute un taxi et poursuit sa course en dépit de l'ouverture du feu par deux fonctionnaires.

L'un des tirs touche l'une des passagers arrière, une mineure de 17 ans qui dit avoir rencontré certains des occupants du véhicule lors d'une virée arrosée dans des boîtes pendant la nuit.

Passager relaxé

Le passager également poursuivi, Father B., âgé de 37 ans aujourd'hui et plombier à la recherche d'un emploi, a été relaxé de tous les faits reprochés, entre autres complicité de refus d'obtempérer et de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires et était en sursis probatoire au moment des faits.

Le parquet avait requis respectivement trois ans et quatre ans d'emprisonnement à l'encontre du passager et du conducteur, dont, pour les deux hommes, deux ans avec sursis probatoire avec obligation de travailler.

M.L. avec AFP