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"Moins de bruit à Roissy": manifestation devant la préfecture du Val-d'Oise

Les riverains souhaitent que le trafic aérien et ses nuisances sonores diminuent. L'une de leurs principales revendications est le plafonnement à 30.000 vols la nuit de 22h à 6h.

Une cinquantaine de manifestants contre le bruit aérien et des écologistes se sont rassemblés ce jeudi devant la préfecture du Val-d'Oise pour réitérer leur souhait de voir diminuer le trafic aérien et ses nuisances sonores, a constaté une journaliste de l'AFP.

Rassemblés derrière une banderole "Le bruit tue" et brandissant des pancartes "Stop aux nuisances aériennes", les manifestants ont scandé "pour la santé, pour le climat, moins d'avions à Roissy".

1,4 million de riverains concernés par le bruit

"1,4 million de riverains sont impactés par des niveaux de bruit au-delà du seuil recommandé par l'OMS", a déclaré Françoise Brochot, présidente de l'Association de défense contre les nuisances aériennes (Advocnar), avant un court entretien avec le directeur de cabinet du Préfet du Val-d'Oise.

Les manifestants ont profité de ce rassemblement pour rappeler leurs revendications: le respect des normes de l'OMS, le plafonnement du trafic aérien à 500.000 vols annuels, et 30.000 la nuit de 22h à 6h, et l'adoption d'un échéancier devant aboutir à un couvre-feu à 22h.

"On dort moins bien"

Cette manifestation coïncide avec le lancement de la consultation publique sur le Plan de Prévention du Bruit dans l'Environnement (PPBE), qui ne comporte selon les militants "ni objectif de réduction du bruit aérien ni aucune mesure efficace".

"On dort moins bien, on se réveille à 5h du matin quand des avions passent... ça a un impact sur le reste de la journée", soupire Annie Giudici, propriétaire depuis 17 ans d'un pavillon d'Eaubonne (Val-d'Oise), qu'elle envisage de quitter.

"Le meilleur moment, ça a été le confinement. On s'est aperçu que la nature existait, on entendait les oiseaux chanter", ajoute-t-elle, précisant ne pas être "contre l'aviation", "mais je ne veux pas une augmentation du bruit".

En France, les riverains des pistes d'aéroport perdent en moyenne deux ans et demi de vie en bonne santé, selon une étude 2019 de l'observatoire Bruitparif.

S.B.-E. avec AFP