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Magnanville: la principale du collège se plaint du chant d'un coq

Un coq (illustration).

Un coq (illustration). - BFM Lille

À Magnanville, la directrice du collège se plaint du chant du coq. Ce dernier perturberait les élèves et les professeurs. Elle demande au maire de déplacer l'animal...sans succès.

Discorde à Magnanville autour du chant d'un coq. Depuis plusieurs semaines, la principale du collège et le maire Michel Lebouc (DVG) sont en conflit à cause du chant de l'animal. La principale de l'établissement de 700 élèves a récemment écrit au maire pour demander à déplacer l'animal.

"Je découvre la présence d’un coq dans l’espace attenant au collège. Son chant gêne notre activité. Lorsque je reçois un parent ou un élève, il est difficile de maintenir le sérieux nécessaire pour un rappel de la règle, annoncer une sanction ou écouter une situation complexe. Le poids des paroles est anéanti", indique-t-elle dans un courrier rapporté par Le Parisien.

La municipalité a installé, durant le mois de juin, ce coq noir issu de la race des "poules de Mantes", une espèce rare relancée, il y a quelques années par un passionné local.

"Je ne déplacerai pas le coq"

La gêne occasionnée est, d'après la directrice, trop importante. Lors des cours les élèves rient et imitent le chant du coq. Une atmosphère difficile a gérér pour les professeurs durant les heures de cours.

Michel Lebouc, défend lui une initiative environnementale et veut continuer à perpétuer l'image de Magnanville "entre la ville et campagne". Pour le maire, déplacer le coq est "hors de question".

"Son attitude est choquante! Tout cela est tellement égoïste alors que ma démarche est essentiellement environnementale", réplique le maire auprès de nos confrères du Parisien.

Le maire s'est aussi porté volontaire pour accueillir d'autres animaux comme des moutons, des canards ou encore un paon afin de créer une fermer.

Des coqs parfois au coeur de conflit de voisinage

Ce n'est pas la première fois que le chant d'un coq est au coeur de conflits de voisinage. La plus célèbre histoire concerne le coq Maurice, sur l'Île d'Oléron qui après plusieurs recours en justice avait été autorisé à continuer de chanter en 2019.

Plus récemment, un autre coq, baptisé "Maurice III" est lui aussi l'objet de disputes entre son propriétaire et son voisinage dans le Nord. Les deux protagonistes sont engagés dans des procédures judiciaires depuis quatre ans.

Après plusieurs affaires de ce genre, une loi visant a protéger les bruits et odeurs de la campagne a été promulguée en début d'année.

Fanny Rosselin