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Île-de-France: près d'un quart des centres de vaccination vont fermer cet été

Des personnels médicaux dans un centre de vaccination à l'Orangerie de Versailles, le 29 mai 2021.

Des personnels médicaux dans un centre de vaccination à l'Orangerie de Versailles, le 29 mai 2021. - STEPHANE DE SAKUTIN © 2019 AFP

L'offre vaccinale va être adaptée à la demande en baisse liée aux départs en vacances. Près de 30% des centres parisiens fermeront leurs portes.

Près d'un quart des centres de vaccination d'Île-de-France fermeront en juillet et août, a appris l'AFP ce mardi auprès de l'agence régionale de santé (ARS). Cette dernière assure néanmoins que tous les centres de Seine-Saint-Denis "devraient rester ouverts", et prévoit de multiplier les "opérations spéciales".

À l'approche des grands départs en vacances, toutes les ARS ont reçu pour consigne de préparer leur "plan de continuité d'activité" en matière de dépistage et de vaccination contre le Covid-19.

Un exercice réalisé avec les maires et les préfets, pour à la fois anticiper la demande estivale et garantir une offre suffisante, en tenant compte des congés des soignants et de la volonté de certains élus de récupérer les locaux mis à disposition.

Résultat des courses: en Île-de-France, entre le 5 juillet et le 29 août, "l'offre vaccinale devrait être maintenue à hauteur de 82% des capacités d'injections et de 77% du nombre de centres".

Un ajustement qui variera selon les départements

L'ajustement ne sera pas le même dans tous les départements franciliens. Ainsi, "en Seine-Saint-Denis, 100% des centres devraient rester ouverts pendant l'été", la proportion allant décroissant dans le Val-de-Marne et le Val-d'Oise (85%), en Seine-et-Marne (74%), dans l'Essonne (73%), à Paris (70%), dans les Hauts-de-Seine (62%) et enfin dans les Yvelines (42%).

En parallèle, la démarche "d'aller-vers" va se poursuivre avec des "opérations spéciales" ciblant des "espaces très fréquentés" comme la Canopée des Halles au cœur de la capitale, mais aussi des "populations particulières" (étudiants, femmes enceintes, chauffeurs-livreurs), ou encore des "publics précaires" (travailleurs migrants, bidonvilles).

Même chose côté dépistage, avec des "actions spécifiques" prévues "sur des aires d'autoroute" et l'utilisation de 315 000 autotests dans des "secteurs à risque" comme les hôtels, campings ou bases de loisirs.

L. M. avec AFP