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Hommage à Samuel Paty: la mémoire de ce professeur "bienveillant" commémorée dans son ancien collège

Une cérémonie de recueillement a eu lieu, ce samedi, au sein du collège où le professeur d'histoire-géographie enseignait, à Conflans-Sainte-Honorine. En présence du ministre Jean-Michel Blanquer, une vingtaine d'enseignants ont pris la parole avec une vive émotion.

La douleur demeure omniprésente parmi les anciens collègues de Samuel Paty. Main dans la main ou se tenant par les épaules, ces professeurs lui ont rendu un hommage poignant, ce samedi, au sein du collège où il enseignait en région parisienne, un an jour pour jour après son assassinat pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe.

En ce début d'après-midi, dans le collège du Bois d'Aulne de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) où il enseignait, quelque 300 personnes se sont réunies sous une tente, à côté de la cour de récréation. Les caméras étaient exclues. En présence du ministre Jean-Michel Blanquer, des élèves et membres du personnel, une vingtaine de professeurs se sont succédé au micro, parfois en pleurs.

Un ruban violet pour se souvenir

Un ruban violet accroché à leur vêtement car "nous nous souviendrons toujours de Samuel avec sa légendaire écharpe violette, son sac à dos et son casque sur les oreilles en arrivant", a dit un collègue d'une quarantaine d'années, évoquant encore un Samuel qui "semblait toujours calme", "bienveillant".

Ils ont évoqué l'homme, l'ami, le père, l'enseignant qui, en salle des profs, lançait parfois "des débats philosophiques sur la liberté, sa tasse Star Wars à la main", selon un autre enseignant.

"Un crime aussi révoltant qu'inimaginable"

Évoquant "un crime aussi révoltant qu'inimaginable", le ministre de l'Éducation nationale a assuré, un an après: "Loin de nous diviser, ce drame contribue à faire bloc."

"M. Paty ne renonçait pas à enseigner ce qui était difficile", a insisté Jean-Michel Blanquer, évoquant un contexte de "montée des discours fanatiques et de haine".

Jean-Michel Blanquer a également fait mention des "réseaux sociaux qui ont joué un rôle si tragique dans cette affaire".

C'est dans une rue d'Eragny-sur-Oise (Val-d'Oise) que l'attentat s'était produit, à quelques centaines de mètres seulement du collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), dont l'enseignant sortait.

Hugo Roux avec AFP