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Crack à Paris: Anne Hidalgo veut que le jardin d'Eole soit "rendu" aux habitants avant fin juin

Des consommateurs de crack regroupés aux jardins d'Éole, le 19 mai 2021.

Des consommateurs de crack regroupés aux jardins d'Éole, le 19 mai 2021. - BFMTV

La maire de Paris souhaite rendre le lieu "aux riverains, usagers et enfants". Par ailleurs, Anne Hidalgo souhaite aussi "mettre en place tout le plan d'accompagnement pour sortir les toxicomanes de la situation dans laquelle ils sont".

Une réunion avait lieu ce lundi matin à la mairie du 18e pour tenter d'endiguer le problème de deal et de consommation de crack dans la capitale. Des collectifs de riverains, qui manifestaient devant la mairie regrettant de ne pas avoir été conviés, ont par ailleurs été reçu.

À la sortie, Anne Hidalgo a expliqué avoir discuté avec les riverains sur leur situation. "Moi je n'accepte pas du tout la solution qui consiste à dire 'on déplace le problème', il était à Stalingrad et on le déplace", explique la maire de Paris au micro de BFMTV.

"Deadline fin-juin"

Anne Hidalgo a indiqué avoir eu le Premier ministre par téléphone la semaine dernière et lui avoir indiqué vouloir trouver une solution "pérenne".

"D'abord on va faire une proposition globale au Premier ministre sur comment sortir rapidement de cette situation inacceptable au jardin d'Eole et notamment avec une "deadline" que je fixe, qui est fin-juin", affirme l'élue socialiste. "Le jardin d'Eole doit redevenir un jardin pour les riverains, les usagers et les enfants".

"Sortir les toxicomanes de leur situation"

Au-delà de l'aspect sécurité la maire de Paris explique que "parallèlement, il faut aussi mettre en place tous le plan d'accompagnement pour sortir les toxicomanes de la situation dans laquelle ils sont".

L'édile a vanté les effets de la salle de shoot implantée dans le 10e arrondissement depuis 2016. "La salle de shoot fonctionne, les riverains sont venus témoigner des mesures", assure la maire de Paris.

La maire fait référence au rapport de l'Inserm qui affirme que l'évaluation ne met pas en évidence "de détérioration de la tranquillité publique liée à l'implantation des salles". Une conclusion qui s'explique par la non-prise en compte des actes de deal et de consommation "puisqu'il y a un périmètre de possession de drogue de 300 mètres autour de cette salle", conteste Mickaël, un riverain du 10e arrondissement.

Une autre réunion à ce sujet a lieu ce lundi à Matignon, en présence des différents ministères impliqués mais sans la mairie.

Alicia Foricher