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"C'est infernal": les bouchons de retour en force en Île-de-France

Bison Futé a enregistré une hausse des embouteillages de 22% pour les trois premières semaines de septembre par rapport à 2020.

"C'est infernal", "c'est la cata", "on en a marre". Il faut prendre son mal en patience sur les routes franciliennes et la situation est compliquée pour certains automobilistes. Après la trève estivale, les bouchons sont de retour en force en Ile-de-France.

Le 6 septembre dernier à 9h, plus de 450 kilomètres de bouchons étaient cumulés selon le site Sytadin. À la même heure, le 14 septembre, ce chiffre était de 605 kilomètres, des cumuls qualifiés "d'exceptionnels".

Hausse de 22% par rapport à 2020

Si le nombre de bouchons n'atteint pas de tels niveaux tous les jours, Bison Futé a quand même enregistré une nette augmentation par rapport aux deux dernières années. Sur les trois premières semaines de septembre, le volume d'encombrement en Île-de-France a augmenté de 22% par rapport à l'an dernier et de 16% par rapport à 2019.

"On a sur les quinze derniers jours, quasiment la totalité qui était supérieure à ceux de 2019. Donc oui, on peut parler d'une certaine forme de dégradation et surtout aux heures de pointe", affirme Vincent Martinier, directeur de la communication de TomTom à BFM Paris.

Cette hausse peut notamment s'expliquer par la fin du télétravail obligatoire, alors que les deux dernières années qui étaient marquées par des périodes de confinement. Pour Vincent Martinier, on retrouve désormais la "reprise d'un ancien modèle, de retourner au bureau".

Exposition à la pollution de l'air

L'explosion des bouchons pose la question de la pollution. Les émissions de dioxyde d'azote sont très surveillées à Paris, au total 56% sont dues au trafic routier. Lors de la journée sans voiture dimanche 19 septembre, Airparif, l'organisme en charge de la surveillance de la qualité de l'air, a enregistré une baisse de 30% du taux de dioxyde d'azote à la mi-journée.

De leur côté, les experts recommandent de maintenir un ou plusieurs jours de télétravail et de privilégier les transports en commun. Sur le plateau de BFM Paris, Pierre Pernot d'Airparif a rappelé que "l'automobiliste est la personne la plus exposée à la pollution de l'air extérieur".

Narjisse Hadji avec Marine Langlois