BFM Paris

À Paris, les apéros en plein-air rassemblent, les médecins s'inquiètent

Plusieurs débits de boissons de la capitale proposant légalement de l'alcool à emporter voient leur clientèle se regrouper et discuter. Au mépris, parfois, des gestes barrières.

Les masques sont tombés et les sourires déployés. Au pied du Pont Neuf (1er arrondissement) comme dans d'autres coins de la capitale, des dizaines de Parisiens ont savouré un apéritif en extérieur au cours du week-end.

"On a vu un petit débit de boisson et ça nous a rappelé des vieux souvenirs, sourit l'un d'eux. Boire des bières comme ça avec des gens, cette espèce de moment gratuit où l'on peut se parler entre gens qui ne se connaissent pas, ça manquait."

Si la vente d'alcool ou de boisson à emporter est autorisée, les clients ne sont pas censés s'établir autour des débits de boissons et doivent en principe respecter les mesures de distanciation.

"Plus de facilité à mettre de la distance"

"Qu'on ne me dise pas que ça c'est pire que les transports", argue l'un des consommateurs interrogés par BFM Paris. Un autre client complète: "Quand on est dans des endroits clos, on a plus de risques d'être près l'un de l'autre. Là, effectivement, on est en plein-air. Il y a plus de facilité pour mettre cette distance-là entre nous".

Ces rapprochements, même le temps d'un verre, ne sont pas sans inquiéter le Dr Imad Kansau, infectiologue à l'hôpital Antoine-Béclère, à Clamart (Hauts-de-Seine)

"On sait pertinemment que les rassemblements, les bars, les restaurants, le fait de manger, de discuter, d'être en face, d'enlever le masque et d'envoyer les postillons sur les voisins favorise la multiplication virale, insiste-t-il. Et le médecin d'appeler à la prudence à quelques jours des fêtes de fin d'année.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions