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Tendance météo: "L'été sera chaud et sec"

Le beau temps est parti pour s'installer au moins en juillet.

Le beau temps est parti pour s'installer au moins en juillet. - MICHEL GANGNE / AFP

L'été commence du point de vue des météorologistes dès ce 1er juin. Il se terminera au 30 août.

L'été le 21 juin? Pas pour les météorologistes. Selon eux, la saison chaude commence au 1er juin et finit le 30 août. Pourquoi?

"C'est statistique. Il est plus simple de prendre en compte trois mois complets", explique Guillaume Séchet prévisionniste et présentateur météo à BFMTV.

Mais qu'entend-on par tendance saisonnière? "Elle se limite à prévoir les anomalies, savoir si on aura un été plus chaud ou plus froid que la moyenne, plus sec ou plus humide. Mais cela ne permet pas de savoir s'il va pleuvoir le 14 juillet, à 14h30", avertit le spécialiste.

Si les prévisions à une semaine semblent parfois imprécises ou trompeuses, comment peut-on prévoir le temps sur une saison?

"Tout dépend du degré de précision envisagé. On sait quand même si on va avoir un été chaud et sec ou au contraire, plus orageux", explique Guillaume Séchet. 

Le rôle central de l'anticyclone des Açores

Celui qui décide du scénario estival qui nous concerne est le fameux anticyclone des Açores, résume l'expert du climat. Pour schématiser, deux variantes sont généralement observées.

"Soit, l'anticyclone stationne au nord de l'Europe, du côté des Iles britanniques, et cela donne un été chaud et sec au nord de la France, avec des orages au sud. Soit, l'anticyclone se place plus au sud et reste sur les Açores. Dans ce cas, il laisse passer le courant ouest océanique qui donne un été plus frais au nord, mais moins d'orages sur le sud de la France." 

Et cette année? "La tendance cet été est, selon la première hypothèse d'un anticyclone placé haut sur le continent européen, d'un été chaud et sec. Surtout à partir de la mi-juin et pendant le mois de juillet. Puis cette tendance va vraisemblablement s'estomper au mois d'août", détaille Guillaume Séchet.

Mais s'il fait le bonheur des vacanciers, ce type d'été a aussi des conséquences environnementales, comme un risque de sécheresse. "En 1976, rappelle le météorologiste, l'anticyclone était resté bloqué sur l'Europe du Nord pendant tout l'été." Où le bonheur des uns ne fait pas forcément celui des autres.
David Namias